| Ouest-Éclair 27 avril 1924 |
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La politique française des réparations triomphe Les Alliés s'y rallient et les Allemands s'inclinent PARIS, 26 avril. Les réponses des gouvernements alliés à la Commission des Réparations constituent, pour la politique française, telle que l'ont conçue M. Poincaré et la majorité républicaine nationale de la Chambre, un succès éclatant. En acceptant les conclusions des experts, et en s'engageant à travailler à l'exécution du programme qu'ils ont élaboré, la Belgique, l'Angleterre et l'Italie proclament hautement la justesse de notre thèse, et, aussi bien sur la capacité réelle de paiement de l'Allemagne que sur ses manœuvres frauduleuses, nos Alliés nous disent: « Vous aviez raison!» Mais il y a plus. Par l'organe de ses industriels et commerçants les plus qualifiés, par la voix du comité directeur de son congrès économique réuni hier à Dusseldorf, l'Allemagne elle-même déclare qu'elle doit s'incliner et payer!!! Oh! sans doute, ces dirigeants de l'économie du Reich font des réserves; on est à huit jours des élections, et on ne veut pas exciter les passions ultra nationalistes. Les industriels demandent donc que l'occupation militaire de la Ruhr prenne fin au plus tôt, que les expulsés y puissent rentrer, que la souveraineté économique du Reich soit respectée. Tout cela est de style. Mais ce qui est beaucoup plus important, ce qui est fondamental, c'est que le congrès des industriels et commerçants allemands admet: Il reste à régler la question des gages, sur laquelle les gouvernements français, belge, anglais, italien et yougoslave sont bien déterminés à ne rien céder. Le problème est d'ailleurs en excellente voie de solution. C'est donc en vain que, pendant les deux semaines qui nous séparent des élections, les candidats du bloc des gauches vont crier à satiété que la politique de la Ruhr, que la politique nationale n'a donné que des résultats négatifs. A cette imposture et à cette stupiité, ce n'est pas nous qui répondons: C'est l'Angleterre, c'est l'Italie, c'est la Belgique, ....et c'est l'Allemagne. La politique de la Ruhr, la politique de Poincaré, la politique des républicains nationaux est solennellement ratiflée aujourd'hui par l'Europe, comme elle le sera demain par l'histoire. Il faut à tous prix qu'elle se poursuive, qu'elle porte ses fruits, qu'elle se traduise en diminution des charges pour le contribuable français. Pour cela, il est nécessaire que le bloc des gauches soit battu; s'il accédait au pouvoir, ce ne sont plus l'industrie et le commerce allemands qui paieraient; c'est la nation française, car elle perdrait d'un coup, aux regards de l'étranger, la force et le crédit que lui donne son succès de ce jour. L.-A. PAGES. |
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