| Le Provençal de Paris 27 avril 1924 |
![]() |
|
La Boule Provençale Terrain de jeu : Boulevard Masséna (13) Porte d'Italie A Pâques fleuries et ensoleillées nous avons joué pendant quatre jours consécutifs durant des heures entières. Aucun muscle de notre corps ne demandait pas un massage. Quel est le profane qui voudrait après cela ne pas considérer notre jeu comme un des plus sportifs ? Et tout cela sans brutalité, sans crainte d'accident, en riant, en galėjant. Il se confirme que M. Gilles n'est pas seulement un ténor dont la voix ravit nos sociétés, mais aussi un maître joueur. A côté de lui, des boulistes experts font des «carreaux» applaudis ; ce sont MM. Moullet, Pin, Viano, Chaspou!... Le Président de la Société a été mis «Hors Concours par ordre de M. Cambe. MM. Roubin, Sottoriva, Ferrary, Castre, Chabraud, Chauvin, Truphème, Maigre frères, Arbaud père, Arbaud fils (excellent poulain qui prend des notes, dirait un turfiste), Crest... tiennent une place de premier ordre. M. Mossé s'est révélé un joueur sérieux. M. Henri Augier (de Nice), pour ses débuts, un fin joueur contre lequel il faudra compter. M. Maigre Robert épate même son père. M. Villon nous arrive pour la première fois et s'est montré un bon joueur. M. Merli sera également une révélation. MM. Senès et son fils tiendront tête à de bons joueurs. M. Hutin a toujours été le pointeur préféré de M. Audemar à Saint- André-de-Méouilles (sic). M. Barles, longtemps éloigné des réunions provençales par un deuil et du surmenage, nous a fait le plaisir de profiter de la nôtre en plein air. Nous connaissons tous ce bon Provençal; la «Boule Provençale» a eu son adhésion dès sa fondation et elle a applaudi à son élévation au grade d'officier de la Légion d'honneur. C'est un pointeur de premier ordre; son fils suit noblement ses traces. MM. Bouchier, Augier (vice- président de la Côte d'Azur) Chaspoul, forment une équipe sérieuse pour le concours. Ah! ce concours ! On en parle sans cesse; on ne parle que de cela même. Quel est le Provençal qui voudra se priver du plaisir de revivre à Paris, à 800 kilomètres de la Provence, le jeu favori de notre pays? Nous n'en connaissons pas. En attendant le 29 mai, les bras se font, les équipes se constituent et s'entraînent. Les dames sont fidèles à la «Boule Provençale»; Mmes Maigre, Roubin, Sottoriva, Mossé, Audemar, Senès et Mlle, Castre, Chabrand, Gilles, Mlle Grison, Arbaud et Mlle Hutin et Mme Large, Brouchier, se récréent au bon air autour du jeu de croquet. Mme Chaspoul gâte les enfants, et ils sont nombreux, par les douceurs qu'elle leur apporte. Notre terrain de jeu devient le «Cabanon» cher à tous les Provençaux. On y joue le samedi après-midi et à partir du premier dimanche de mai, le dimanche matin de 8 heures à 11 heures du matin. Que les amateurs de tennis viennent tous ce jour-là vers 16 heures afin qu'il leur soit donné leur emplacement sur le terrain. On trouve des boules dites «marseillaises» à la Manufacture française, 42, rue du Louvre à Paris. Ainsi chaque joueur peut les choisir. - J.-A. Dernière heure. Notre compte rendu de dimanche dernier a mis en émoi Villeneuve-les-Avignon, "Pas mai qu'aco!" Est-il possible que le lauréat incontesté de cette ville à la «pétanque» ait pu embrasser Fanny? Soyons justes : l'adversaire invalide de M. Cambe était le champion M. Pin. Donc... |
| retour-back 27avril 1924 |







































































