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Est-ce un métier pour les femmes?
Les femmes vont donc pouvoir être commissaires-priseuses (priseur a un féminin), grâce au décret qui paraît aujourd'hui même au Journal Officiel. Ont-elles lieu de s'en réjouir et doivent-elles considérer l'accès dans une carrière qui leur était fermée jusqu'ici comme une nouvelle victoire ?
Hum! Le métier de commissaire-priseur n'est pas toujours drôle. Certes, une femme pourra, tout comme un homme et avec plus de grâce que lui, manier le marteau d'ivoire et être le point de mire des habitués de l'Hôtel des Ventes. Mais le plus souvent, c'est chez des miséreux, dans des taudis que les commissaires vont vendre les hardes de débiteurs insolvables. Et, pour accomplir pareille besogne, il faut avoir le cœur assez sec. Or les femmes sont sensibles, dit-on.
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