| Le Figaro 20 avril 1924 |
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M. HENRI DE REGNIER Byron n'est pas seulement un grand Poète, il est toute une Poésie. Il est le Romantisme et le Romantique. Il est le premier des «Poètes maudits. et les domine tous des feux de son astre glorieux et maléfique. M. GEORGES GOYAU «Dans ma jeunesse, dit Byron dans Don Juan, j'écrivais parce que mon âme était pleine, et j'écris maintenant parce que je sens que l'ennui la gagne.» Mais derrière le poète qui croit qu'en se composant une attitude il se libérera d'une souffrance, cherchez l'homme, cherchez-le dans ses Lettres, dans son Journal de temps à autre, il réfute le poète. Celui-ci pousse le doute jusqu'au blasphème, et celui-là déclare : «Il me semble que si l'on songe un moment à l'action de l'esprit, on ne peut avoir aucun doute sur l'immortalité de l'âme. J'ai cherché à douter. Mais la réflexion a prouvé mon erreur... Je suis très désireux de croire, car je ne suis point heureux avec mes incertitudes. Celui-ci se flatte, comme Harold, de "trouver une vie en lui-même et de respirer en dehors de l'humanité»; celui-là s'écrie en mourant: «Ma fille ! ma sœur!» et rentre ainsi dans l'humanité. Et peut-être sur ses lèvres un nom plus auguste serait-il alors survenu, si son Manfred mourant n'avait d'avance répondu aux suggestions de l'abbé de Saint-Maurice : « Il est trop tard! >> Sans doute, la suprême gloire d'un poète est d'incarner quelque moment de la pathologie humaine Byron possède cette gloire. Les secousses quasiment sismiques qui ont ébranlé le vieil édifice moral et social, à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIX, faisaient à l'Europe une âme trépidante qui trouva sa formule en ce poète anglais. Tout l'ancien continent a contemplé, admiré, aimé cette anxiété morbide qui ressemblait à la sienne; elle s'est regardée là comme dans un miroir; elle y a reconnu tout ensemble son exubérance et sa lassitude. Le sentimentalisme de ces temps-là ne trouve plus qu'un bien faible écho dans la sécheresse provisoire de notre aprèsguerre; mais l'humanité qui tourne sans cesse et sans fin reviendra à des états d'âme aujourd'hui périmés. La gloire de Byron est de celles qui peuvent sans péril subir un intermède l'histoire les tient en réserve pour les jours à venir qui leur ressembleront. M. PAUL SOUDAY Je crois que Byron est le plus grand des poètes anglais, après Shakespeare, sans même excepter Shelley ni Keats. Il est un de ceux que je préfère dans toutes les littératures. Je l'aime pour la splendeur de son imagination et de son style, pour son sens artiste (il est le premier qui ait vu Venise, la ville anadyomène), pour son esprit affranchi et mordant comme celui de Voltaire, pour son âme sublime et prométhéenne, enfin pour la haine dont le poursuivent les pharisiens, qui n'ont pas encore tous désarmé. M. GEORGES LECOMTE On ne célébrera jamais assez le génie de lord Byron. Ce grand nostalgique, tou- jours épris d'horizons nouveaux, toujours avide de beautés et de sensations nouvelles, aura vraiment transfusé non seulement dans la littérature de son pays mais dans l'esprit universel un sang vraiment nouveau. C'est un grand seigneur. Toute son œuvre en a gardé une hauteur souveraine. «Né dans l'aristocratie, a-t-il dit, je suis naturellement aristocrate par le caractère.» Le rang que lui assignait sa naissance et sa fortune a permis à ce poète épris d'actions magnifiques, de les oser, de les réaliser. Aussi a-t-il fait de sa propre existence la première et la plus émouvante de ses œuvres. Comment demeurer insensible au grand spectacle que sa vie compose? Soit que, sur ces toiles de fond, Byron nous apparaisse à cheval, centaure romantique livrant sa chevelure aux mains des muses aériennes, soit qu'il surgisse sur les mers italienne et grecque, sous la flamme claquante de son yacht errant, soit enfin qu'il fasse sonner sa boiterie sur le dallage de ses palais où, toujours comme une sirène, habite une favorite redoutable dont il est, selon son humeur, adoré ou haï!... Que de contradictions en ce même génie orageux, allant de son écritoire à son billard, de son billard à ses écuries, de ses écuries à son yacht, et faisant boire chaque soir à sa Muse une pinte de genièvre «Le genièvre mêlé avec de l'eau est la source de toutes mes inspirations. Si vous buviez autant que moi, vous feriez des vers aussi bons que les miens : soyez certains que c'est le véritable Hippocrène.» Son œuvre immense, comment l'a-t-il pu construire alors qu'il composait sa vie comme une étonnante suite d'images aux rares couleurs? On demandait un jour à Mme de Staël : «Quand trouvez- vous le temps d'écrire? Vous me comptez pas sur ma chaise à porteurs? répondit-elle. Ainsi Byron, merveilleux improvisateur, pouvant toujours reprendre son sujet où il en était resté et le continuer comme s'il n'avait pas été interrompu. Ses manuscrits remplissent d'admiration. Il y a des pages entières où l'on ne trouve pas une rature. On a beaucoup écrit sur lui, en se raturant trop souvent. Il n'a pas toujours eu la gloire véritable que son génie méritait. On en a fait longtemps, en Angleterre, une sorte de mauvais archange traînant son pied-bot comme un foudroyé, on a appelé son école l'école satanique de la poésie. Mais ses détracteurs eux-mêmes sont revenus de leurs erreurs. Il demeure à jamais comme l'un des plus grands poètes qui soient, et qui, revêtu du prestige d'un génie incontestable, a su couronner son rêve de toute la poésie dont sont susceptibles de le parer les grandes actions. M. EDOUARD SCHURE La publication récente du livre de M. Boutet de Monvel sur La vie de lord Byron fait voir l'auteur de Childe Harold sous un jour peu favorable. Il y apparaît avec toutes ses tares et toutes ses contradictions. On le voit fantasque, orgueilleux, insolent et cynique, séduisant et charmeur, parfait dandy et grand seigneur jusqu'au bout des ongles, mais d'une insupportable vanité, ayant toutes les prétentions de l'aristocratie de naissance avec l'emphase outrée des révolutionnaires les plus hardis. La grande imagination du poète ne se dément jamais, mais il sut toujours distinguer l'idéal de la réalité. Il contemplait l'une et l'autre d'un œil d'aigle, n'étant jamais dupe de rien ni de personne. Mauvais époux, amant médiocre, ami sûr mais froid. Ses caprices et ses fureurs étaient entrecoupés de superbes élans de générosité. Dans sa vie déréglée et ses nombreuses aventures de femmes, il semble qu'il n'ait jamais aimé qu'une seule fois. Ce fut son premier amour malheureux d'adolescent pour Mary Chaworth. Car sa liaison avec la Guiccioli, cette charmante et sentimentale Lombarde, ne fut ni une passion fatale ni un grand amour, mais la dernière fantaisie sensuelle d'un homme blasé et déjà presque détaché de la vie. Il la quitta sans regret, pour s'offrir en holocauste à la Grèce ressuscitée, dans les marais de Missolonghi, (Comme un cygne à son chant cherchant pour qui mourir.) Cette mort glorieuse fut le plus grand acte de sa vie et couronna pour toujours l'auteur de Childe Harold de l'auréole du martyr. Ainsi l'orgueil du poète força l'homme à trouver une mort digne de son génie. En somme, lord Byron est un de ces hommes chez, lesquels le génie est infiniment supérieur au caractère, et par cela même il demeure le type le plus achevé du poète romantique. M. CAMILLE MAUCLAIR Qu'on le juge semblable à un Berlioz ou à un Delacroix, qui s'inspirèrent de lui, Byron a peut-être été plus musicien et peintre que poète. Il a cru fonder toute sa poésie sur l'expression de sa vie intérieure celle-ci était presque uniquement faite d'une ennui exaspéré par le sentiment d'un vide affreux. C'est pourquoi les œuvres de Byron sont des tableaux et des hymnes d'une brillante extériorité, des draperies splendides sur un mystère qui n'était que le spleen, sur une âme qui se chercha partout et ne se connut jamais. Byron était un orateur et un acteur. Goethe l'a mieux jugé que personne dans l'insincérité de son immoralisme. Il a gâté beaucoup de nos romantiques et créé de bien fâcheux poncifs. Mais quelle figure quand même, et qu'il y a de belles choses dans Childe Harold et Don Juan! Le génie et la déraison s'y heurtent avec de splendides étincelles! M. HENRI DUVERNOIS Seuls peuvent comprendre l'œuvre de Byron ceux qui peuvent comprendre sa vie d'orage et de dandysme, d'exaltation et de froid dédain. «Cet homme, a écrit Taine, n'est point un arrangeur d'effets ou un faiseur de phrases. Il a vécu parmi les spectacles qu'il décrit ; il a éprouvé les émotions qu'il raconte. Grand poète dans des nuées qu'éclaire la foudre. (Voir la suite à la deuxième page.) M. CLAUDE FARRERE Je crois bien n'avoir jamais lu trois vers de lord Byron. J'entends dans le texte anglais. Je pense tout de même les vers de lord Byron doivent être de ces grands vers qu'aimait si passionnément Alfred de Musset, au temps qu'il était bambin, boudeur et paresseux. Est-ce que cela n'a pas été toute sa vie? 1830. Alfred de Musset n'avait que vingt ans. Au fait, c'est de lord Byron que je devrais parler et je parle d'Alfred de Musset, c'est que, j'en demande bien pardon à l'Angleterre, Alfred de Musset m'apparaît considérablement plus grand que lord Byron. Et principalement parce qu'Alfred de Musset a su sortir du romantisme et que lord Byron s'y est enfoncé si définitivement qu'il y a trouvé sa fin, Ce grand poète était, à tout prendre, un assez pauvre homme n'ayant, en tout, qu'une seule vie, et pouvant choisir mille magnifiques causes à quoi la prodiguer, lord Byron l'offrit en holocauste aux modernes ancêtres des croupiers de roulette. Il n'avait vécu que pour du faux. Il est mort pour du faux. Les antiquaires se devraient de lui élever un mausolée tout en stuc. BARON ERNEST SEILLIERE J'ai naguère consacré une assez ample à l'étude de Byron dans l'un de mes ouvrages (Les étapes du mysticisme passionnel). Je crois plus que jamais à la passion exceptionnelle qui semble avoir imprimé une orientation décisive à sa courte vie, en le conduisant à cette attitude d'esprit qu'on a nommé le byronisme. Vous savez à quel point elle s'est révélée contagieuse dans l'atmosphère troublée de l'époque. Le romantisme français procède du naturisme installé par Rousseau dans la pensée de ses lecteurs. Mais on y vit d'abord une réaction contre la philosophie du XVIII° siècle parce que Chateaubriand avait jeté un vernis catholique et monarchiste sur les idées de Jean-Jacques, prôné le moyen âge et le XVIIe siècle classique. Byron est venu prouver que le romantisme pouvait être tout autre chose. De là son immense influence et qui dure encore à travers quelques intermédiaires de marque. Rappelons-nous l'apostrophe de Lamartine, partagé entre l'admiration et l'inquiétude devant cette œuvre puissante : Après un siècle écoulé, le mystère persiste, mais aussi le génie, et nous ne pouvons mieux faire que de répéter, devant l'œuvre du grand Ecossais, ces beaux vers. M. DE LANZAC DE LABORIE Permettez-moi de me récuser... Je crois bien discerner que l'influen ce de Byron contribua plus qu'aucune autre à aiguiller le romantisme français, qui avait jusqu'à un certain point débuté en «cenacle», vers l'ostentation du dandysme, du scepticisme et du libertinage. Mais ce n'est pas là la question, ou du moins ce n'est qu'un côté de la question. Je ne sais malheureusement pas l'anglais, et j'estime ridiculement outrecuidante la prétention de juger sur des traductions le mérite littéraire et surtout poétique. . Seuls, des Anglais peuvent juger si Byron est un grand poète ou s'il n'a eu qu'un certain génie (comme Quinet, exemple). Il avait une grande et magnifique inspiration; mais la poésie n'est pas seulement dans le sentiment, elle est aussi dans l'arrangement des mots et on ne peut vraiment pas sentir finement la musique d'un langage étranger. Rien de plus intraduisible que la poésie et ce n'est pas assez que de «savoir» l'anglais pour juger les vers de Byron. J'y vois, d'ailleurs beaucoup d'éloquence, mais l'éloquence, ce n'est pas le lyrisme, bien que nos romantiques les aient souvent confondus. Et si Byron a été, ou non, un grand musicien dans sa propre langue, ce n'est pas ce que des Français peuvent se permettre de dire. Je me demande si son œuvre préférée n'a pas été sa vie, que mon ami Roger Boutet de Monvel vient de raconter. Byron a fait sa vie avec le plus grand soin. En paroles, il semait sans cesse des paradoxes plus voyants que brillants, et sa conversation paraissait «lourde» à des Français bien entraînés comme ceux du cercle de Mme de Staël : aussi, quand il arrivait à Coppet, les femmes se levaient pour partir. Mais lui, il pensait : «Telle est ma réputation satanique : ces pauvres créatures ont peur de moi!», et il était content. «Je lui crois juste assez de sensibilité pour abîmer le bonheur d'une femme», a dit un jour Mme de Staël qui l'admirait. S'il eût connu ce mot-là, son dandysme eût été satisfait. M. TANCREDE MARTEL Lord Byron a toujours été une de mes grandes admirations littéraires. Sur les bancs du collège, je le lisais avec tant de ravissement que mon professeur de rhétorique, le père Houlié, (Dieu ait son âme!) m'en confisqua un jour un superbe exemplaire. A vingt ans, je lus, relus Byron avec passion; et l'âge mûr n'a diminué en rien mon enthousiasme pour cet immense poète le plus génial que l'Angleterre ait eu depuis Shakespeare. Don Juan, cette extraordinaire épopée malheureusement inachevée, Childe-Harold, Manfred, cet autre Faust, le Corsaire et Sardanapale sont les cinq piliers d'or sur lesquels repose la gloire de lord Byron. Sur cette gloire, le cant, les hypocrites et les pédants ne peuvent mordre. Où trouver autant d'art, d'émotion, de fantaisie, unis à plus d'exquise sensibilité? Quel désespoir devant l'énigme de la destinée s'exhala jamais en vers aussi harmonieux? Et puis, sans parler du sang normand qui coule dans ses veines et en fait un de nos parents, lord Byron a éperdument aimé les pays d'où est venue notre civilisation. Athènes et Venise, non Londres, furent les capitales de son esprit et de son cœur ; et c'est à la Grèce d'Homère et de Phidias qu'il offrit sa vie en holocauste. Gloire donc à ce lumineux poète, anglais seulement de naissance, mais profondément celto-latin dans ses gestes et l'expression de son génie! M. SAINT-GEORGES DE BOUHÉLIER Jamais n'a vécu sous le ciel plus grand poète que Byron. Jamais n'a battu cœur plus douloureux, plus désenchanté, plus fier. Je regarde cette figure romantique, je lui vois l'expression d'un Satan en exil, sous des cheveux de lumière. René Puaux a décrit sa mort qui ressemble, en sa solitude, à celle de l'aigle. Et je songe à cette destinée extraordinaire, plus remplie de flammes que l'éclair, et plus rapidement éteinte. Qui nous rendra un aussi grand poète? Quel jeune homme rapportera pour nous, des profondeurs, des chants aussi chargés de lave et aussi beaux? Quand réentendrons-nous une parole aussi âpre? Il semble que les temps de ces grandes éloquences soient révolus sur cette terre pauvre et désolée, où la petitesse règne seule... M. OCTAVE UZANNE Vers 1821, à Ravenne, Byron, trois années avant son trépas, écrivait : Un des plus accablants et mortels sentiments de ma vie, c'est de percevoir que je ne suis plus un enfant. Quelle erreur était la sienne! Childe-Harold ne cessa jamais d'être un enfant terrible, un enfant gâté, révolté, cruel à tous ceux qui l'aimaient et s'efforçaient d'apaiser son irritabilité, sa fougue rageuse et ses instincts mauvais qui le portaient à être, sinon à paraître, un génial Néron, dans sa folie à la recherche du martyre de la célébrité. Il envia toutes les gloires qui semblaient faire ombre à la sienne. Au cours d'une vie rapidement flétrie dans le paroxysme de ses excès, qui lui apportèrent, avant la trentaine, des rides, ces damnées démocrates, comme il disait, l'auteur du Giaour et de Manfred, ce grand lyrique toujours excessif dans ses affectations et la somptuosité de ses rythmes, traîna péniblement les tares d'une hérédité morbide lourde de vices et de folie des grandeurs. Comme un enfant capricieux, despote, férocement égoïste, mécontent de lui et des autres, il brisa tous ses jouets, découragea tous les dévouements, fit souffrir toutes femmes qui, aussi maternelles qu'amantes, s'attachèrent à ses pas vacillants. Ses livres ne sont plus guère lus. Poète extravagant, il ne peut être aisément interprété par les intellectuels de notre temps. Toutefois, son Don Juan doit être considéré comme une des œuvres maîtresses de l'humanité. M. GÉRARD BAUER Vous me demandez d'écrire quelques lignes sur Byron. Je l'ai trop fréquenté, je suis trop aveuglé de sa vie et de son œuvre pour ne pas être malhabile à vous exprimer mon admiration en peu de mots. Pour vous dire ma pensée concise, je crois que c'est avec Goethe le plus haut sommet lyrique du dix-neuvième siècle naissant. Le pharisaïsme anglais, implacable à tous les vrais poètes, n'a pas diminué sa taille, pas plus que ne la pourrait diminuer aujourd'hui notre ironique intelligence. (Car il faut se méfier d'un faux bon goût qui deviendra aussi mesquin que l'hypocrisie puritaine.) Byron, d'ailleurs, continue de rayonner et déconcerte l'ironie. C'est qu'il a semé ses poèmes de grandes beautés, des cris arrachés aux profondeurs de l'être. La révolte, l'enthousiasme, l'amour, tous les sentiments qui grandissent notre condition humaine, il les a pétris magnifiquement. Et puis encore il a vécu: c'est par une généreuse consommation de ses jours qu'on garde souvent, au delà de la tombe, cette chaude influence sur les âmes. Il a su briller et disparaître comme ses héros: «Vieillard, il n'est pas si difficile de mourir.» C'est le dernier mot de Manfred auquel Byron donna, il y a cent ans, sa démonstration héroïque. Cette union de l'action et de la poésie, voilà une réussite, un exemple fascinateurs. Je pense qu'on suivra longtemps du regard, à travers les siècles, ce poète chevalier. Longtemps encore, Byron passera sur l'horizon des hommes ardents. |
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