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Petites cathédrales. Entre les vallées de la Clwyd et de l'Elwy, sur l'espèce d'arête rocheuse qui les sépare, une fine silhouette de clocher poétise de sa note chrétienne les âpres contours de ce pittoresque paysage du comté de Durham. Ce n'est pas, comme on le suppose de prime abord, un simple ex-voto de fidèles, un humble oratoire de pèlerins, mais une cathédrale, celle de Saint-Asaph, une des plus petites d'Angleterre et probablement du monde entier. L'exiguïté de ses dimensions ne le cède qu'à la minuscule mais harmonieuse ordonnance de cette autre nef lilliputienne : la cathédrale du diocèse d'Argyll, édifiée sur une des îles du delta de la Clyde. Celle-ci est si petite qu'une centaine de paroissiens suffisent à l'emplir.
Régimes par trop hospitaliers. Les importateurs de bananes font parfois de singulières trouvailles en dépaquetant les lourds régimes qui leur sont expédiés tels quels, des pays chauds. Ces régimes, aux fruits innombrables, tassés drus, offrent asile à quantité d'insectes et de bestioles qu'on ne songe, pas toujours à en expulser au moment de la cueillette. On y trouve donc de tout un peu de petits serpents, des lézards, des araignées, des scarabées, voire des opossums, quoique le fait soit beaucoup plus rare. A Londres, grand marché de la banane, ces indésirables n'en sont pas moins bien accueillis, parce que le jardin zoologique est toujours prêt à les recevoir. Il s'est enrichi ainsi de très curieux spécimens de la petite faune coloniale. Et, dernièrement, on lui apportait, avec toutes sortes de précautions, une superbe tarentule dénichée de la sorte au beau milieu d'un régime. Velue et crochue à souhait, cette mygale était de taille à venir à bout de plus d'un oiselet. Les mouches ne suffisent pas, en effet, à ces sortes d'araignées, dont la férocité est proverbiale.
Coutume de caréme. C'est l'Intermédiaire des chercheurs et des curieux qui nous la signale. Elle se pratique, parait-il, dans certaines communes de Franche-Comté. Un jour de carême, généralement un jeudi, les conscrits du pays vont se percher, à la nuit tombante, sur les plus hauts arbres où ils peuvent grimper. L'un d'eux s'est procuré la liste de tous les garçons et de toutes les filles à marier du village. Il crie du haut de son perchoir: «Je dône!» Les autres lui répondent: «Qui dônes-tu?» Lui reprend : «Je dône un tel.» On lui demande : «qui?» Il précise: «Avec une telle. Si l'intéressé accepte, un coup de fusil ponctue l'accord. Et, quand tous les noms de la liste ont été épuisés, chaque garçon va chercher dans la foule des jeunes filles attirées par cette curieuse cérémonie, celle qui lui fut ainsi «dônée». Des couples se forment; on s'accorde bien gentiment et il n'y a plus qu'à prendre patience, car, avant de se marier, encore faut-il que le garçon parte pour le régiment et fasse son temps, ce qui n'est pas l'affaire de quelques jours.
Homme à vendre. Sous cette singulière rubrique, on pouvait lire dernièrement dans les feuilles d'outre-Manche l'annonce suivante, qui se détachait de la banalité des demandes courantes d'emploi: «Pour 25.000 livres sterling, homme jeune (31 ans), diplômé d'Oxford, ayant beaucoup voyagé, spécialiste des explorations désertiques; écrivain et conférencier de talent et d'une renommée universelle. Ferait n'importe quoi, irait n'importe où et serait également disposé à se louer au mois ou à l'année. Ecrire, etc... Gageons que ce n'est pas sérieux, encore qu'avec ces bizarres Anglo-Saxons on ne sache jamais!
Pourquoi nos souliers craquent-ils ? Eh! mais, tout simplement parce que leur confection n'est pas toujours parfaite et que, parfois, il existe un peu de jeu entre les couches de cuir de la semelle. C'est ce jeu qui, sous la pression du pied, produit les fameux craquements. On y obvie (puisque la mode en est passé) en huilant bien les semelles, bonne précaution du reste, de toute façon, le cuir s'en trouvant renforcé. Ou bien encore en y enfonçant quelques chevilles de plus. Mais alors on risque d'en réduire la souplesse et la flexibilité.
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