| La Presse 15 mai 1924 |
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JEUX OLYMPIQUES Ce que l'on voit aux alentours du Stade de Colombes Le premier tournoi olympique, celui de rugby, est en cours; dès qu'il sera terminé, le football prendra sa place. C'est dire que, chaque dimanche, les habitués du sport, les curieux des spectacles olympiques, auront à leur disposition, Stade de Colombes, une manifestation plus ou moins éclectique. Mais, pour aller à Colombes, il faut payer une place d'autobus cinq francs (et à ce prix-là, vous avez la faculté de maculer vos complets de la poussière de la route), ou bien encore de prendre un tramway qui, pour 2 fr. 50, vous conduit de la Porte Champerret à Colombes en un peu moins d'une heure ! Si vous avez recours au chemin de fer, prix obligatoire, aller et retour. cinq francs ! En arrivant à Colombes, ne vous déclarez pas satisfaits Autobus, chemin de fer, tramways, vous déposent à quinze minutes du Stade. Il faut y aller à pied dans la poussière, essayer la robustesse de vos chaussures dans des chemins en « rechargement » et subir les propositions inévitables de milliers de camelots qui veulent vous vendre la carte postale olympique, vous barrant le passage sous prétexte de vous vendre la breloque olympique, ou une paire de jumelles, ou un roussin pour reposer la partie postérieure de votre individu. Ne vous avisez pas de prendre un bock dans une des buvettes avoisinant le Stade, si vous avez soif. Vous le paierez 1 fr. 50 ou 2 fr. Si vous avez une voiture à remiser dans un garage, n’offrez pas 1 fr de pourboire au chasseur qui vous conduira... il vous répondra qu’il ne réclame pas la. « mendicité » ! Payez largement, ouvrez votre porte-feuille, allez-y sans crainte, c'est le vol manifeste et odieux ! Les Jeux olympiques sont une source de profits pour les mercantis »... une plaie pour les spectateurs qui aiment la tranquillité, et nous croyons de notre devoir d'appeler l'attention du Comité olympique sur les divers agissements des compagnies de transports qui ont augmenté sans raison les tarifs prévus et arrêtés, des individus en nombre qui trafiquent aux alentours du Stade, s'il ne veut pas dégoûter la population parisienne, s'il ne veut pas entraîner la faillite des Jeux ! Géo Villetan. |
| reour-back 15 mai 1924 |







































































