| La Presse 10 août 1924 |
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LE TRAITE ANGLO-RUSSE Les critiques des journaux anglais ne s'atténuent pas Londres, 9 août. Le « Morning Post écrit: « Le traité anglo-russe tel qu'il est conçu, montre que l'on s'est plié devant un ennemi, ce qui aura des conséquences, non seulement pour l'Angleterre, mais au point de vue de la civilisation. M. Mac Donald a manqué à sa parole envers le pays, car il ne pourrait pas être question pour le gouvernement, de couvrir un emprunt russe. Le « Daily Chronicle» trouve abusif, que dans la formule d'introduction du traité anglo-russe, il ne soit question ni du Roi, ni, du Royaume-Uni, ni de l'avis des Dominions et des Indes. L'explication officielle, dit-il, est insuffisante. La plus grande anomalie reste inexpliquée. Pourquoi, dans ce traité, est-il fait mention de l'Irlande du Nord, alors que depuis l'établissement de l'Etat libre irlandais plusieurs traités ont été signés ? » Les financiers et les hommes d'affaires ont fait connaître par la voie des journaux, leur opinion sur le traité anglo-russe, au point de vue financier : « La Cité, disent-ils, hausse les épaules, et considère que la question d'un emprunt russe est trop ridicule pour être seulement envisagée. » Selon le « Daily News », le nom du Roi figurera dans le traité anglo-russe. Il fait remarquer que le souverain en sera donc le principal signataire. Le rédacteur diplomatique du « Morning Post » signale que les autorités soviétiques ont été informées que si le gouvernement des Soviets consent à restituer, sous forme de concessions, les titres pétrolifères que des Compagnies françaises possèdent à Bakou, un emprunt privé pourra être placé à Paris. Des négociations seraient déjà en cours à Londres à ce sujet. Le crédit de M. Mac Donald diminué Ce journal fait observer que la modération que l'on prête au gouvernement, n'est due qu'aux limites dans lesquelles un ministère de minorité doit se maintenir. |
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