| Le Pêle-Mêle - 19 avril 1925 |
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LES LOUPS
Les loups apprivoisés étaient autrefois utilisés à la chasse, mêlés aux chiens de meute.
On conte que le prince de Condé et le baron de Larinty possédaient ainsi des meutes de loups qui détournaient les cerfs comme des limiers. La finesse de l'odorat de ces fauves était remarquable, ainsi que leur manière silencieuse de suivre la piste. On put ainsi réaliser des croisements avec les chiens. Chose curieuse, les loups à cette époque se domestiquaient plus facilement que les renards.
Ces hybrides sont les fameux lupoïdes. On en connut de tous temps en Normandie surtout, où s'était formée la célèbre race des loups noirs, métis retournés à l'état sauvage et si dangereux depuis qu'ils joignaient la férocité du loup à la hardiesse du chien. Ces faits ne sont pas sans intérêt actuellement. On connaît la mode des loups d'Alsace, des chiens de bergers allemands qui se rapprochent si étroitement des loups. Ces beaux chiens sont répandus dans nos campagnes et l'on assure que les derniers loups qui restent dans nos bois sont devenus beaucoup plus audacieux et beaucoup plus dangereux depuis que ces chiens de luxe paradent dans les châteaux nobiliaires.
Petites causes, grands effets…
PIERDET.
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