| La Presse 18 juillet 1923 (art. page une) |
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OXFORD ET SES MYSTÈRES SUR LE MUR QUI SUINTE La ville d’Oxford est en grand émoi. Un bizarre phénomène dont parle toute la presse anglaise s’est produit dans la cité universitaire : la cathédrale de Christ Church a vu, sur ses murs, apparaître l'effigie d'un de ses chanoines mort depuis plus de vingt-cinq ans. « Le chanoine Liddel avait vécu comme un saint », prétend le "Times", peut-être se manifeste-t-il réellement avec l’intention de prouver la survivance de l’âme. Si le chanoine Liddel se manifeste de cette façon, nous affirme M. Bussonne, président de l’Union Spiritualiste de France, il ne prouvera rien. Les incrédules prétendront toujours que la vétusté des murs de la vieille église est la seule cause du phénomène, et puis, il n'y a, paraît-il, qu'une ressemblance lointaine entre les traits du regretté chanoine et l'effigie «spirite» apparue. Pour affirmer son existence dans l'au-delà, le prêtre décédé aurait une quantité d'autres moyens à sa disposition. Il pourrait utiliser les fluides des nombreux médiums qui travaillent en Angleterre et ses communications seraient alors intelligibles. C'est à craindre, et peut-être à espérer, que l’âme du mort n’est pour rien dans ce qui bouleverse actuellement les milieux savants d'Oxford et que l'humidité seule, s’est plu à dessiner sur le plâtre ancien du mur, une image rappelant de très loin la figure du saint homme. — Mais, ce qui est surprenant dans cette affaire, écrit M. Bucher dans le Scientific Magazine, de Liverpool, c’est que l'effigie se soit formée exactement au-dessus d’une plaque commémorative fixée sur les murs de Christ Church, à la mémoire du chanoine. Les murs seraient-ils devenus farceurs, comme les humains, le révérend se manifesterait-il : « en vérité» ou bien quelqu’adroit et spirituel dessinateur s’amuserait-il aux dépens de la savante cité universitaire d’Oxford. |
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