| Excelsior 02 janvier 1924 |
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Les mouettes parisiennes
Les premiers froids ramènent à Paris les gracieux oiseaux marins que Buffon qualifie peu charitablement de «vautours de la mer». Chassées des mers boréales par l'hiver qui les prive de leur nourriture habituelle poissons et coquillages impossibles à capturer sous la glace et la neige amoncelée les mouettes s'aventurent assez avant dans les régions tempérées. Elles suivent le cours des fleuves. Voilà pourquoi nous les voyons voleter autour du pont des Arts, autour du pont du Carrousel, et se reposer en flottant sur les pièces d'eau des Tuileries.
Elles jouissent chez nous d'une tranquillité complète, leur chair, peu comestible, ne tentant pas les gourmets friands de gibier d'eau. Et, comme leurs sœurs lyonnaises, elles contribuent à parer nos grandes villes d'un attrait particulier par les courbes gracieuses et rapides qu'elles décrivent au-dessus de nos paisibles cours d'eau. |







































































