| L'Écho de Paris 18 juillet 1923 (art. page une) |
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Réduits à la portion congrue les ambassadeurs de Chine vont abandonner leurs postes Londres, 17 juillet. — Toutes les légations de Chine en Europe, à l'exception de celle de Londres, vont-elles être, fermées la semaine prochaine. Le gouvernement de Pékin a été si occupé depuis treize mois avec les luttes intestines, les révolutions de palais et les histoires de brigands, qu'il en a complètement oublié d'envoyer à ses légations l'argent nécessaire à leur entretien. La Chine, d'ailleurs, a, en ce moment, près d'un million de soldats sous les armes et ne sait pas comment les payer. On conçoit qu’elle se préoccupe peu du sort de quelques douzaines de diplomates. Aussi M. Cheng Lu, le ministre de Chine à Paris, et ses collègues du continent, depuis des mois sont aux prises avec les pires difficultés financières et sont aujourd'hui aux abois. La moindre sapèque n'ayant été reçue, ils ont décidé de mettre la clé sous la porte. Actuellement il n’y a pas de ministre chinois à Londres. M. Wellington Koo.et sa famille sont partis il y a plusieurs mois. C’est un chargé d'affaires qui dirige la luxueuse légation de Portland Place. Il y restera probablement, mais on se demande comment, devant une situation financière aussi obérée, la Chine va pouvoir continuer à entretenir ses représentants à l'étranger. Il est vrai, faisait remarquer un subtil Céleste, qu'il reste encore la ressource de violer la tombe du bon empereur Chi Wang Ti. Cet empereur est mort il y a 2000 ans, mais il a eu l’heureuse idée de se faire ensevelir avec une énorme fortune en bijoux et pierres précieuses. On a respecté jusqu'ici ce dépôt sacré, mais nécessité n'a pas de loi. Chi Wang Ti subira sans doute le sort de son collègue égyptien Tut Ank Amon. R.L. |
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