| L'Oeuvre 19 juillet 1923 (art. page quatre) |
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Une mort mystérieuse On a trouvé inanimé, hier matin, dans un. chantier, 196, rue Championnet, M. Claude Vieille, 69 ans, veilleur de nuit, demeurant 3, rue du Ruisseau, qui, transporté à l'hôpital Bichât, y est décédé peu après. Son cadavre a été envoyé à l’Institut médico-légal. Les accidents de la rue Hier matin, à 8 h. 40, au carrefour Lafayette-Magenta, une camionnette conduite par M. Charles Bouillot, 33 ans, entrepreneur de transports, 17, rue Eteix, a heurté un tramway de la ligne 16. Par suite de la commotion et sous la violence du choc, M. Bouillot a été gravement blessé à la tête et a perdu complètement l'usage de la parole. Il a été transporté à l'hôpital Lariboisière et M. Bénézech, commissaire de police, a ouvert une enquête. Un comptable indélicat Ernest Grosvalet, 26 ans, demeurant 84, rue de Bondy, aide-comptable chez M. Léon Milaut, fondé de pouvoir de la The May Department Slores Company, maison d'achats de nouveautés, 17, boulevard Poissonnière, encaissait, il y a quelques jours, à l'aide d'un faux acquit un chèque de 8.423 francs. Avec cet argent, Grosvalet partit faire la fête à Bruxelles. Quelques jours après, n'ayant plus que 93 fr. 60 en poche, il regagna la capitale, où il fut cueilli, hier soir, au moment où il rentrait a son domicile. L'indélicat comptable a été envoyé au Dépôt par M. Schacdelin, commissaire de police. Voleur de lingots d'argent Le 1er mars, Jean Durand, garçon livreur chez M. Bruno, entrepreneur de transports, détournait des lingots d'argent qu'il avait été chargé de retirer en douane. Avec la complicité de Georges Welter, il revendit 4.700 francs à Mme Jolivalt, bijoutière en chambre, les lingots qui pesaient 48 kilogrammes et valaient 14.000 francs. La douzième chambre a condamné, hier, Durand à trois ans de prison, Welter à 18 mois et Mme Jolivalt à un an de la même peine Les noyés Au lieu dit « La Patache », on a repêché hier matin, quai d'Auteuil, le corps d'un homme de cinquante ans, de grande taille, cheveux gris, paraissant avoir séjourné huit jours dans l'eau, vêtu d'un veston quadrillé foncé, d'un gilet gris clair et d’un pantalon noir. Le cadavre a été envoyé à l'Institut médico-légal. Les disparitions M. Pagés, 82, rue Chardon-Lagache, signale la disparition de son fils, âgé de 13 ans. Paris la nuit La nuit dernière, vers deux heures du matin, Mme Ducos, 28 ans, 21 bis, rue Voltaire, revenait d’un bal avec sa belle-sœur, lorsqu'elle fut suivie par cinq ou six individus d'allure suspecte. En face du numéro 243 du boulevard Voltaire, Mme Ducos se réfugia dans un immeuble, mais elle n'eut par le temps de tirer la porte derrière elle. Un des individus sauta sur elle, la serra à la gorge et tenta de l'étrangler, tandis qu'un autre la menaçait d’un couteau, en lui disant qu'elle lui remette tout ce qu’elle avait d'argent sur elle. Effrayée, Mme Ducos remit au malfaiteur une somme de 70 francs qu'elle avait dans son sac et tous prirent la fuite. Plainte a été déposée au commissariat de Sainte-Marguerite. Un disparu qui se retrouve Un instituteur de Pierpont, arrondissement de Briey (Meurthe-et-Moselle), M. Marchal, disparu mystérieusement depuis plusieurs jours, vient de faire connaître au Parquet de Versailles qu'il s’est réfugié dans une commune de l’arrondissement de Versailles. Il a fourni des pièces d'identité qui ne peuvent être contestées et qui se rapportent bien à sa personne. M. Marchal invoque qu'il a des raisons personnelles pour qu'on ne fasse pas connaître sa retraite. Il à été fait droit à sa demande et le Parquet de Briey, qui avait ouvert une enquête sur cette étrange disparition, a été avisé. Le feu Senlis, 18 juillel. — Au cours d'un orage, un incendie s’est déclaré à la ferme de M. Moullé, agriculteur à Silly-le-Long. Le feu a pris naissance dans des ballots de papier qui se trouvaient sous un hangar. Deux granges et un immense bâtiment renfermant les récoltes ont été la proie des flammes. Les dégâts, s'élevant à 200.000 fr sont couverts par des assurances. (Œuvre.) L'orateur et le commissaire Hyères, 18 juillet. — Un curieux incident s'est produit au cours de la réunion publique donnée à Hyères par un délégué de la Fédération radicale-socialiste du Var, M. Bernard Gastaud. Un interrupteur, M. Roos, ancien secrétaire général de la section locale du parti communiste, manifestait sa présence par de fréquentes interruptions. M. Ollivier, commissaire de police, s’approcha alors des membres du bureau et leur dit : « Je vous conseille de ne pas le laisser parler, car je ne pourrais faire autrement que de l'arrêter. Pourquoi ? Parce que j'ai un mandat d'amener contre lui. » Les membres du bureau refusèrent donc la parole à M. Roos. Maïs celui-ci, s’obstinant, escalada la tribune et commençait son discours quand le commissaire lui mit la main au collet. Un grand blessé de guerre se suicide Draguignan, 18 juillet. — Dans la nuit, un nommé Charles Oliva, grand blessé de guerre, âgé de 31 ans, s'est tranché la gorge avec un rasoir. L'infortuné était en traitement à l'hôpital depuis janvier 1917. Le traumatisme provoqué par l'éclatement d'un obus l'avait rendu hémiplégique. On suppose que la cruelle infirmité dont il était atteint avait agi sur son moral et que les chaleurs caniculaires étant intervenues, c'est à elles qu’il convient d'attribuer cette funeste détermination. (Œuvre) Une émeraude dans un poisson Saint-Nazaire. 18 juillets — M. Poireau, mareyeur à Machecoul, ayant acheté à La Turballe un poisson communément appelé « chien de mer », a trouvé dans les tripes de la bête un médaillon en or, orné d’une émeraude. Une grève de gaziers Saint-Nazaire, 18 juillet - Les chauffeurs de la Compagnie du gaz de Saint-Nazaire, se sont partiellement mis en grève, réclamant une augmentation de salaire de deux francs par douze heures de travail. Le salaire actuel pour douze heures est de 27 francs de jour et 31 fr. 50 de nuit. Le service a pu être assuré avec le concours des chauffeurs non grévistes et d’un personnel de fortune. Le scandale des carnets médicaux Montpellier, 18 juillet. — M. Gand, juge d'instruction, vient d’'inculper de trafic de carnets médicaux M. Lamouroux, médecin et pharmacien à Montpellier. Une enquête aurait révélé de grosses irrégularités et des abus contre lesquels le docteur Lamouroux proteste avec la dernière énergie. M. Lamouroux a été laissé en liberté provisoire, sous caution de cinquante mille francs. |
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