| L'Intransigeant 19 septembre 1923 (art. page une) |
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Où en est la construction du stade olympique Autour de la piste rose, la cuvette des gradins inférieurs est prête ; et sur elle s'appuie déjà l'immense collier des tribunes... A vingt minutes de la future gare des Jeux Olympiques, entre Colombes et Argenteuil, sur le flanc gauche du boulevard d'Achères, le Stade s'aménage lentement derrière sa ceinture de palissades. A dire vrai, les quatre cheminées d'usine qui s’élèvent, brutales, sur la toile de fond, ne contribuent pas à embellir les abords immédiate de ce grand théâtre sportif qu’on aurait voulu voir s'élever dans un décor plus attique. Un bouquet de peupliers, quelques maigres arbustes ne constituent, actuellement, qu'une frise insuffisante au vaste panorama qui est appelé, dans un an, à jouir d'une renommée mondiale. il faut se garder, toutefois, de critiquer prématurément. Jusqu'à présent, les travaux extérieurs, (voies d'accès, boulevards, avenues plantées d'arbres), ne sont tracés que sur le papier et on ne pourra se faire une idée exacte des projets en cours que vers la fin de l'année. Attendons patiemment donc ces prochaines réalisations Quant au stade proprement dit, il s'élève rapidement autour de la pelouse ovale qu'on passe, dès maintenant, à la tondeuse hippomobile. La piste de mâchefer déjà préparée souligne d'un orbe rose le géant tapis vert. Séparés de l'arène par une palissade métallique en voie d'achèvement, s'élèvent en cuvette les gradins inférieurs sur lesquels s'appuient déjà les substructions d’un collier gigantesque de béton armé qui constituera les tribunes. A Colombes G. L. F. |







































































