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Le petit Parisien 04 décembre 1924


Le président des États-Unis est opposé à l'annulation des dettes étrangères, mais ajustées à la capacité financière de chaque pays.

Le président Coolidge est opposé à l'annulation des dettes étrangères

Il admet cependant qu'on les ajuste à la capacité financière de chaque pays. Washington, 3 déc. (dép. Petit Par.)

Dans son message au Congrès, le président Coolidge recommande la réduction des impôts pour faciliter l'industrie, préconise des mesures en faveur de l'agriculture et le règlement rapide des indemnités aux particuliers français pour les dommages causés par l'armée américaine pendant la guerre.

Il se prononce contre l'augmentation des effectifs de l'armée et de la marine et contre la Société des nations. En ce qui concerne le désarmement, il estime qu'il convient d'attendre quelque temps encore avant de convoquer une conférence.
Arrivant à la question des dettes étrangères il déclare :
Environ douze milliards de dollars sont dus à notre gouvernement, presque entièrement par des gouvernements européens. La Grande-Bretagne, la Finlande, la Hongrie, la Lithuanie, la Pologne ont conclu des arrangements qui représentent près de cinq milliards, c'est-à-dire les 42 0/0 de la dette liquide. Ces arrangements ont été conclus depuis l'organisation de la commission des dettes. Comme l'existence de cette commission arrive à son terme, il importe de la pro- longer.
Je suis opposé à toute remise de ces dettes et je crois qu'il y va de l'intérêt bien compris du monde entier que ces dettes soient liquidées et payées aussi rapidement que possible.
De plus, il y a là une obligation morale que notre pays ne peut pas ignorer et à laquelle les autres pays ne peuvent échapper. Les termes et les conditions peuvent être modifiés suivant l'état des finances des pays intéressés, mais le principe que tout pays doit faire face à ses obligations n'admet aucune exception et reste un principe universel.

Pierre Marsac

LES CONVERSATIONS MELLON-JUSSERAND

Le Petit Parisien a annoncé que des pourparlers ont lieu en ce moment, à Washington, entre M. Jusserand, ambassadeur de France, et M. Mellon, le secrétaire américain au Trésor, qui examinent les conditions d'un accord éventuel, relatif au règlement de la dette française envers les États-Unis. Il y a lieu, toutefois, d'indiquer qu'il ne s'agit pas de négociations officielles, mais de simples conversations préliminaires.


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