| Le Matin - 22 août 1926 |
La flagellation du curé de Bombon
Les accusés sont reconnus responsables par les contre-experts
Les trois médecins aliénistes, les docteurs Antheaume, Roubinovich et Crouzon, qui, à la demande de Mes Maurice Garcon et Jacques Mourier, avocats du curé de Bombon et de sa servante, parties civiles, avaient été chargés par la cour de Paris de procéder à la contre-expertise des flagellants de la secte de Notre-Dame-des-Pleurs, déposaient hier leurs rapports.
Contrairement aux conclusions des premiers experts, les docteurs Rogues de Fursac et André Collin, qui avaient déclaré irresponsables les serviteurs zélés de Marie Mesmin, Frogé et Lourdin, les contre-experts ont estimé que les deux inculpés devaient rendre à la justice compte de la flagellation qu'ils infligèrent dans la sacristie de son église, le 3 janvier 1926, à l'abbé de Noyers.
Quant aux dix femmes qui faisaient partie de l'escorte, elles ont été presque toutes reconnues responsables par les médecins de Bordeaux.
Cette retentissante affaire sera donc plaidée à la rentrée devant le tribunal correctionnel de Melun.
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