| Le Quotidien - 24 octobre 1926 |
Le tribunal d'Ajaccio condamne sept complices du bandit Romanetti
AJACCIO, 23 octobre. L'ombre du bandit Romanetti planait aujourd'hui sur la salle du tribunal correctionnel d'Ajaccio: onze personnes, inculpées de recel et de complicité y étaient traduites. L'accusation leur reprochait d'avoir eu des relations coupables avec le bandit: accusations basées sur les rapports de la gendarmerie «faisant elle-même état de témoignages de personnes de confiance, mais qu'elle s'était engagée à ne pas nommer, dans la crainte de représailles». Le procureur de la République demanda une sévère application de la loi. Les défenseurs s'attachèrent à faire observer que les inculpés étaient tenus sous un régime de frayeur permanente par Romanetti, qui avait transformé sa région en un véritable fief et s'était arrogé le droit de vie et de mort sur ses sujets Ils firent, en outre, remarquer que plusieurs personnalités de l'ile et du continent avaient entretenu des rapports avec Romanetti, sans que, pour cela, on les eût inquiétées.
Les condamnations suivantes ont été prononcées : Jules Leca, deux ans de prison; Pascal Livrelli, quinze mois ; Antoine Moresco et François Baltesti, un an; Gilhi fils, dix-huit mois; Gilhi père, six mois; Noël Lozzi. Biancamari et Luciani, père et fils ont été acquittés. Un nommé Séverin s'est vu infliger deux ans de prison par défaut.
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