| Paris-Soir - 29 septembre 1926 |
APRÈS L'ENQUÊTE
SUR LA CATASTROPHE DU "NEW-YORK-PARIS"
"Je n'avais d'autre alternative que d'atterrir dans le fossé" déclare Fonck
L'aviateur va préparer un nouveau raid transatlantique
Après avoir connu les résultats de l'enquête du coroner qui, on le sait, conclut simplement à un «malheureux accident», Fonck a fait les déclarations suivantes :
«Je n'avais pas d'autre alternative que d'atterrir dans le fossé et c'est ce que je fis. J'espère avoir conservé la confiance du peuple américain comme j'ai conservé celle du membre survivant de l'expédition et du constructeur de l'avion, ainsi que de celui qui, le premier, eut l'initiative du raid, M. Dickinson.
En ce qui concerne le témoignage de M. Hartney, je puis seulement affirmer que théoriquement un avion lourdement chargé doit rouler pendant trois cents mètres au moins avant de pouvoir commencer à s'élever. Hartney m'en accorde cent vingt-cinq.
Pour ce qui est de mes projets personnels, j'espère, d'ici quelques jours, pouvoir retourner en France pour deux mois. Je travaillerai ensuite avec Sikorsky à mettre au point un projet d'un deuxième raid transatlantique à bord d'un nouvel appareil. Ce raid pourrait avoir lieu au mois de juin. L'avion utilisé dans ce but sera pratiquement le même que celui qui a été détruit »,
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