|
L'Oeuvre La corporation de l'acier |
| Arundel Cotter vient d'écrire l'histoire industrielle, économique et sociale, captivante comme un roman de la plus grande entreprise du monde entier. Son capital s'élevait, en janvier dernier, à plus d'un milliard et demi de dollars. Née en 1901, de la fusion de dix des plus importantes compagnies métallurgiques des États-Unis — dont la Compagnie Carnegie — et représentant, à son début, les deux tiers des facultés de production de son pays, la Corpofation de l'Acier, qui émploie 375.000 ouvriers, n'a pas cessé de s'agrandir et a doublé sa production d'acier et de fonte. Elle a édifié ses. villes, créées par elle pour perniettre l'exploitation de certaines mines, lancé une flotte dont le tonnage est considérable, imaginé un outillage qui est le premier du monde. Une pareille entreprise devait, pour réussir, s'assurer la conquête des marchés extérieurs. Elle n'y à pas manqué, pour le plus grand profit, d'ailleurs, des États-Unis, dont le commerce en fer et en acier, avec l'étranger, est actuellement environ vingt fois plus considérable qu'en 1903. Avec une incroyable ténacité, les usines métallurgiques se sont annexé les usinés de charbon, ont acquis les mines ou minières de minerai de fer, acheté et exploité des carrières et fours à chaux pour être sûres d'être toujours approvisionnces en inatières premières et en combustibles. Des progrès techniques inimenses facilitent la production à meilleur compte. Les entreprises étant sous la même direction, des transporteurs aériens sont installés des mines aux hauts fourneaux. D'un autre côté, pour produire sans à-coups rails, poutrelles, tôles et profilés, la Corporation a conclu des ententes ou s’est assuré la haute main sur les établissements de transformation, les entreprisés commerciales et les voies de transport. Elle s'est unie à quantité d'’entreprisés de construction mécanique ou électrique, à des chantiers de constructions navales et à des entreprises de transports maritimes et fluviaux. Une tentative aussi gigantesque à provoqué la défiance et mème l'hostilité des pouvoirs publics et des concurrents inquiets. Mais par la nomination de directeurs où d'administrateurs communs, renarquables par leur modération et leur habileté, dans les conseils d'administration des entreprises ainsi absorbées, fut obtenue la première fusion qui, de proche en proche, par amalgamations successives arriva à mettre aux Etats-Unis, presque toute l'indusfrie de l'acier aux mains d'un unique trust gigantesque : là Steel Corporation. La part prise par la grande Compagnie dans l'armement des Alliés pendant la guerre fut immense. A l'heure actuelle, ses dirigeants recherchent une meilleure utilisation de la main-d'œuvre et font des tentatives, d’ailleurs couronnées de succès, pour mettre plus d'harmonie dans les rapports.entre de capital et le travail. Ils y parviennent par l'amélioration directe du bien-être des travailleurs, l’augmentation des salaires et surtout une participation aux bénéfices, grâce à l’organisation d'un plan de souscription aux actions de la grande Compagnie réservées aux ouvriers et aux employés intéressés, dès lors personnellenient, à sa prospérité. |
| ⇐retour |






































































