| Paris-Soir - 31 octobre 1926 |
EST-CE LA SOLUTION DU CONFLIT MINIER ANGLAIS?
Le Comité
des Trade-Unions
propose un compromis
Mais il n'est pas encore dit que les mineurs y souscrivent
La grève anglaise évolue-t-elle maintenant vers sa solution? Il faut être très prudent dans les appréciations que l'on émet à cet égard, les tentatives de conciliation qui ont eu lieu à maintes reprises dans le passé ayant abouti régulièrement à des échecs. Toutefois, il semble que le Comité général des Trade-Unions, s'efforce d'aboutir à un compromis, le lock-out entrant dans son septième mois.
On sait qu'il y a quelques semaines, les propriétaires et les ouvriers à la fois avaient rejeté la proposition gouvernementale qui tendait à régler le conflit par des accords régionaux, un tribunal suprême étant chargé de fixer un certain nombre de principes communs. Les ouvriers tenaient pour l'accord national et les exploitants écartaient le tribunal arbitral. Interrogé lundi dernier par MM, Clynes et Lloyd George, M. Baldwin répondait qu'il ne prendrait aucune initiative nouvelle. On annonce que cette initiative a été assumée par le Comité général des Trade-Unions, où prévaut, en ce moment, l'opinion des modérés tels que M. J.-H. Thomas. Le Comité est intervenu jours-ci auprès de la Fédération minière et en même temps auprès du Premier ministre. II suggérerait, dit-on, une solution analogue à celle que le Gouvernement avait élaborée, et à l'heure actuelle les délégués des mineurs consultent les assemblées ouvrières dans les différents districts.
M. Baldwin aurait déclaré qu'il saurait forcer la main aux propriétaires. Entrera-t-il vraiment dans cette voie ? Mais d'autre part problème essentiel ne semble pas encore avoir été abordé c'est celui des heures de travail, La Fédération minière, avec M. Cook, a jusqu'à présent défendu énergiquement les sept heures, tandis que le Cabinet prétend faire appliquer la nouvelle loi de sept heures.
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