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Le Funi - 17 octobre 1926

 


au conseil municipal

AU CONSEIL MUNICIPAL

Une innovation intéressante.
Il arrive souvent, en cas de sinistre, que les intéressés, affolés, ne savent où demander du secours. Pour les incendies il existe des avertisseurs, mais on ne sait pas toujours où ils se trouvent. Il est des dangers tout aussi graves et aussi pressants que le feu : fuite de gaz, qui risque d'amener une explosion; fuite d'eau, qui peut causer de gros dégâts, etc. Peu de personnes savent où il faut appeler.
Pour augmenter la sécurité des habitants de Paris, M. Emile Massard, conseiller municipal, demande à M. le Préfet de police s'il ne pourrait pas prescrire l'apposition, à la porte d'entrée de tous les immeubles, d'une plaquette uniforme contenant les numéros de téléphone et l'adresse des :
1° Service d'incendie;
2° Commissariat et poste de police; 
3° Service permanent du gaz; service permanent de l'électricité;
4° Service permanent de l'eau ;
5° Service médical de nuit de la Préfecture de police;
6° Service des ambulances municipales.
La dépense pour les propriétaires serait minime et les facilités de secours pour les habitants plus grandes en cas de feu, fuite d'eau ou de gaz, panne d'électricité, ou d'accident généralement quelconque.

Des autos, des autos!
MM. Charles Joly et Louis Gélis ont lu le 4 courant, sur un journal du soir, que la «Préfecture de police» avait décidé de supprimer les tachymètres et de les remplacer par vingt automobiles. Ces automobiles circuleront dans Paris nuit et jour à la poursuite des chauffeurs coupables «d'excès de vitesse». Les conseillers soussignés pensent que c'est une galéjade.
Cependant, si l'information était exacte il faut tout prévoir, ils demandent à M. le Préfet de police: 
1° Qui contrôlera la super vitesse des automobiles préfectoraux poursuivant les chauffeurs ?
2° Qui sera responsable des accidents que ne manqueront pas de causer vingt automobiles lancés à toute allure à travers Paris ?
3 Le coût de ce nouveau service et sur quel chapitre seront pris les fonds nécessaires à sa création?

Les journaux abandonnés pour les malades.
Dans les wagons, salles d'attente, les journaux abandonnés par les voyageurs sont ramassés et portés dans les hôpitaux.
Dans le Métropolitain, les tramways et les autobus, les journaux, après lecture, sont jetés sous les banquettes et ensuite balayés.
M. Emile Massard, conseiller municipal, demande à M. le Préfet de la Seine si, d'accord avec l'Assistance publique, ces journaux ne pourraient pas, aux terminus, être rassemblés dans des paniers et distribués aux malades et surtout aux convalescents et hospitalisés.

Une belle pension!
Certains retraités du Métropolitain touchent tous les trois mois une «pension» de... 17 fr. 50. Pour toucher cette somme, ces retraités doivent fournir chaque fois un certificat de vie qui leur coûte exactement 3 fr. 60, soit : 3 fr. 60 × 4=14 fr. 40 pour une somme annuelle de 70 francs.
Il y a là un abus, d'autant plus intolérable qu'il s'agit dans ces cas de gens infiniment pauvres, et M. Louis Gélis demande à M. le Préfet de la Seine si les mairies ne pourraient pas délivrer gratuitement à ces «retraités» une carte d'identité leur permettant l'économie des 14 fr. 40 qu'ils sont obligés de débourser annuellement.

Demandes en autorisation de construire
19° arr. Hameau des Bois (lot Prop., M. Desmay, 118, boulevard Voltaire.n° 14). 
Pavillon (1 étage).

19° arr. Rue Nouvelle (stade Bergeyre). Prop., M. Langione, 58, rue Jean-Jacques-Rousseau. Cinq pavillons de deux étages.

POURQUOI ?
A la T. C. R. P.

Pourquoi, au coin de la rue Pradier et de la rue Bolivar un disque : «Ralentissez!» est-il possible, alors qu'au coin de la rue de Belleville et de cette même rue Bolivar, un disque semblable, n'y pourrait être posé ?
Pourquoi, aux heures d'affluence, et notamment le matin, où les usagers pressés d'aller au travail sont accommodant, ne tolère-t-on pas une ou deux personnes en surcharge dans les autobus N ou BF ?
Quel motif présente la T. C. R. P. et le Conseil Général pour expliquer que le poids d'un employé de la dite T. C. R. P. ou d'un brave agent, admis en surcharge, n'est pas sensiblement équivalent à celui d'un employé de magasins ou d'une dactylo rejetés de la plate-forme avec plus ou moins de rudesse ?
Pourquoi certains receveurs font-ils preuve d'intelligence et de bienveillance envers les voyageurs ? Pourquoi d'autres, au contraire,...

Claude GAVROCHE.

 

 


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