| Le_Quotidien - 10 octobre 1926 |
LES COOPERATIVES DE PRODUCTION vont constituer une caisse commune de retraites
Le congrès de la Chambre consultative des associations ouvrières de production a poursuivi hier l'examen des questions portées à son ordre du jour.
La séance du matin a été consacrée entièrement à la discussion d'un travail de M. H. Leduc, directeur de l’Union typographique de Villeneuve-Saint-Georges, sur la création d'une caisse de retraites commune pour les sociétés coopératives de producteurs.
Le rapporteur a exposé avec talent les raisons qui militent en faveur de la constitution de cette caisse qui aurait pour but de donner aux associations fédérées une garantie mutuelle et de permettre à beaucoup de celles-ci, trop peu importantes pour créer ce service chez elles, d'assurer une pension à leur personnel.
M. H. Leduc a montré que la fondation d'une caisse de retraites commune envisagée à plusieurs reprises par les congrès précédents est possible et nécessaire.
Une discussion générale s'est engagée qui s'est poursuivie jusqu'à midi trente.
Tour à tour, MM. Goton (Lyon), Poirot (Ivry), Genty (Reims), Rossignol (Limoges), Charial (Lyon). Bach (Bordeaux), Clouet (Amiens), Loubignac (Ivry), Guénot (Auxerre). Vinay (Rive-de-Gier), ont. apporté à la tribune des observations ou des suggestions.
Puis, un ordre du jour, présenté par M. Vialard (Paris), a recueilli tous les suffrages, moins quatre ou cinq.
Il confirme les décisions prises par les congrès antérieurs et décide la création d'une caisse commune de retraites.
Il charge une commission de mettre au point un projet de statuts fixant toutes les conditions dans lesquelles ladite caisse devra fonctionner.
La séance de l'après-midi a permis aux délégués de donner leur approbation à deux rapports de M. E. Briat, secrétaire général de l’organisation.
Le premier a trait à la Maison des Coopérateurs, que la Chambre-consultative vient d'acquérir à Chalo-Saint-Mars, près d'Etampes, pour y installer de vieux ouvriers des associations de production.
Le second réclame la création d'un comité d'apprentissage de seize membres, chargé de fournir aux sociétés des conseils utiles pour la formation des jeunes ouvriers.
A vingt heures, un banquet a eu lieu dans les salons de l'hôtel Lutétia, sous la présidence du ministre du Travail.
EUGÈNE MOREL.
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