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Le Funi - 05 septembre 1926

 


Quelques petits scandales, au conseil municipal

AU CONSEIL MUNICIPAL

Et quelques petits scandales.
M. Cremet a l'honneur d'attirer l'attention de M. le Préfet de la Seine sur le fait suivant :
Mr..., ancien régisseur de la Société du gaz de Paris a, à la suite de son départ précipité de ladite Société, été obligé de quitter l'appartement qu'il occupait, pour le laisser à la disposition de son successeur. Ce monsieur, quoique propriétaire d'un très grand nombre d'immeubles (dont nous tenons la longue liste à la disposition de l'Administration), a été logé dans les habitations à bon marché de la Ville de Paris, où il paie un loyer mensuel de 82 francs. C'est un véritable scandale de voir qu'un gros propriétaire prenne la place de ménages ouvriers, quand des familles de cinq ou six personnes, vivant dans des taudis, sont obligées d'attendre un an et quelquefois plus.
Aussi M. Cremet demande à M. le Préfet de la Seine de vouloir bien lui faire connaître ce que compte faire l'Administration pour faire cesser un tel scandale.

No 288.26 juillet 1926.
M. Cremet a l'honneur d'attirer l'attention de M. le Préfet de la Seine sur les faits suivants:
M. G..., brigadier du cimetière Montparnasse, logé de par son emploi, est propriétaire d'un hôtel rue Beaunier; il gère de ce fait son commerce et n'habite pas le pavillon qui lui est concédé par la Ville de Paris. Ce pavillon, il le met à la disposition de son beau-frère, M. B.., qui n'est pas employé à la ville, puisque agent d'assurances. Pour que M. B... puisse habiter le local, M. G... a déménagé et M. B... a fait rentrer un mobilier neuf, ce qui a donné lieu à un petit incident parce qu'un des brigadiers refusait, d'accord avec les services de l'hôtel de ville, l'entrée du cimetière à la voiture de meubles, ne connaissant pas M. B...; mais après intervention de M. G.. auprès des mêmes services, autorisation était accordée et, quelques jours après, ce dernier amenait un lit pour faire croire qu'il habitait là.
Cette chose a pour but de créer un grand mécontentement parmi le personnel, car il se trouve des brigadiers et même des gardiens qui demeurent au loin ou n'ont pas de logement, et qui seraient tout à fait heureux de pouvoir en profiter.
Aussi M. Cremet demande à M. le Préfet de la Seine de vouloir bien lui faire savoir en vertu de quelle décision un agent logé a le droit de céder son appartement, et ce que l'Administration compte faire pour faire cesser un tel état de choses.
M. Cremet profite de cette question écrite pour faire savoir à M. le Préfet de la Seine qu'une grande effervescence règne parmi le personnel contre M. G... qui brime ses subordonnés pour des pécadilles. Un exemple: un gardien qui arrive trois minutes en retard a une demi-heure de ronde à effectuer, tandis que M. le brigadier prend facilement trois heures pour déjeuner; aussi M. Cremet demande à M. le Préfet de la Seine de vouloir bien faire intervenir les services compétents auprès de M. G... afin qu'il cesse ses brimades.

La S. T. C. R. P. ne répond pas souvent!
M. Raoul Brandon a l'honneur de poser à l'occasion d'un fait qui lui est personnel, mais qui constitue un cas type pouvant intéresser tous les voyageurs utilisant les voitures de la Société des transports en commun de la région parisienne) la question suivante :
Se trouvant il y a environ un mois sur un autobus de la ligne Q Plaisance-Hôtel de Ville, M. Raoul Brandon, porteur du billet no 52966, a été, à la suite d'un coup de volant malencontreux, violemment projeté contre une banquette, et la canne qu'il tenait à la main a été brisée par le choc. M. Raoul Brandon a fait constater l'accident dont procès-verbal a été dressé au terminus de l'Hôtel de Ville.
Depuis cette époque aucune nouvelle n'a été donnée à l'intéressé de la suite qu'a reçue cet incident.
M. Raoul Brandon, qui n'intervient ici qu'en excipant de sa qualité de voyageur, a l'honneur d'appeler l'attention de M. le Préfet de la Seine sur le sans-gêne et la désinvolture avec laquelle la Société des transports en commun de la région parisienne procède à l'égard des usagers qui utilisent ses véhicules, et lui serait obligé de vouloir bien donner des instructions pour que les réclamations au sujet de faits dont sont victimes les voyageurs reçoivent satisfaction dans un délai raisonnable.

 

 


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