| Le Funi - 05 septembre 1926 |
A COUPS DE CISEAUX…
LA RESPONSABILITE DU METROPOLITAIN
La 5è Chambre de la Cour, présidée par M. Guibourg, vient de statuer sur la responsabilité du Métropolitain pour les accidents causés aux voyageurs en surnombre accidents, qui ne cessent de se multiplier par suite de la négligence et de la rapacité des dirigeants de cette Compagnie.
Le jeune Aubugeau, apprenti menuisier, était monté à la station Barbès- Rochechouart dans une voiture déjà au complet, en s'accrochant à la portière restée ouverte et le corps dépassant à l'extérieur, lorsqu'il fut en cours de route, projeté sur la voie où il eut le crâne fracturé.
Sur une demande en dommages-intérêts formée par M. Aubugeau père, la Cour a décidé, après plaidoirie de MM. Francis Sauvage et Chavegrin, qu'il y avait partage de responsabilité entre la Compagnie et la victime; les agents ayant donné le signal du départ sans obliger à descendre les voyageurs en surnombre et sans fermer la portière, et la jeune victime ayant commis l'imprudence de voyager dans une position particulièrement dangereuse.
En conséquence, la Compagnie du Métropolitain a été condamnée à payer au demandeur la somme de 32.000 fr.
La Tribune de Paris.
LE DOLLAR POURCHASSE
Il est, aux Etats-Unis, un billet de banque mal vu de tous: c'est celui des deux dollars. On ne sait comment ni dans quelles circonstances naquit cette étrange superstition, mais c'est une croyance universellement répandue que ce billet porte malheur. La plupart des gens le refusent, certains vont même jusqu'à le détruire. Or, le gouvernement ne veut pas le retirer de la circulation. Bon gré mal gré, le billet doit servir. Aussi a-t-on décidé en haut lieu qu'il servirait à régler les appointements des fonctionnaires. Les malheureux sont obligés de faire contre mauvaise fortune bon cœur, mais nul doute qu'ils ne pestent intérieurement.
Un journal de Seattle a tenté d'aider le gouvernement dans son essai d'apprivoisement du public. Il annonça qu'il jetterait dans la circulation de la ville deux billets de deux dollars, dont on indiquerait les numéros le lendemain. A ceux qui les rapporteraient au bureau du journal, il serait remis une somme de dix dollars. On imagine aisément la chasse qui se poursuivit le lendemain. Mais le gouvernement fit savoir qu'il interdisait ce petit jeu qui, pourtant, soutenait ses intérêts; cela ressemblait par trop à une loterie, chose formellement interdite aux Etats-Unis.
Il est certes, bien des pays où le gouvernement américain pourrait envoyer ses billets de deux dollars, où ils seraient fort bien accueillis par des gens qui ne peuvent se permettre d'être superstitieux.
Berliner Tageblatt.
L'ECLAIRAGE DES RUES
Rien de nouveau sous le soleil ! Et sous la lune donc!...
Ainsi, on croit communément que l'éclairage des rues date de quelques siècles. Or, l'historien Dioscoride, qui vécut un siècle après Jésus-Christ, raconte que les rues d'Agrigente étaient éclairées de son temps, la nuit par un liquide huileux puisé dans la terre - qui était certainement du pétrole. Il fallut pourtant attendre 1859 pour que le pétrole fût appliqué industriellement.
Journal de l'Allier.
POUR DEGAGER UNE VIS ROUILLEE
Il suffit d'appliquer sur la tête de la vis le bout d'une tige de fer rougie au feu et de l'y laisser pendant quelques instants. Les métaux ayant la propriété de se dilater sous l'action de la chaleur, la vis chauffée exercera une pression sur le bois qui l'entoure et, par conséquent, s'y fera plus grande place. En refroidissant, elle laissera un vide et il sera alors facile de la faire tourner · aisément et de l'enlever.
Système D.
LES ANGLAIS ECRIVENT BEAUCOUP
Le bureau de l'Union Postale Universelle vient de publier une curieuse statistique, laquelle nous apprend que le peuple anglais est celui qui écrit le plus de lettres relativement à sa population. Un Anglais expédie, en moyenne, 81 lettres par an. Les Américains n'en envoient que 69. Les Portugais sont moins prolixes. Il se contentent de 19 lettres chaque année.
En France, nous envoyons 27 lettres par an. La Suisse et l'Allemagne nous dépassent, avec respectivement 60 et 67 lettres.
Pêle-Mêle.
PUBLICITE
Lu sur une boutique d'une grande ville de l'Hérault :
DOUMERGUE, CHAPELIER
(ne pas confondre).
Le Cri de Paris.
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