| Le Petit journal illustré-29 août 1926 |
L'énigme sanglante de Fresnes-sur-Marne
Un crime dont les motifs sont restés inconnus et qui, par plusieurs côtés, est voilé d'un profond mystère, vient de passionner l'opinion publique.
Le 14 août, vers 22 heures, les gendarmes Venin et Baron, de la brigade de Claye, effectuaient à cheval leur ronde habituelle, lorsqu'aux abords de Précy, à 2 kilomètres de Fresnes-sur-Marne, ils perçurent, dans les ténèbres, un cri désespéré. Justement alarmés, ils se dirigèrent vers l'endroit d'où semblait être parti l'appel et aperçurent bientôt de longues flammes s'élevant d'un champ de blé récemment moissonné...
Poussant leurs investigations vers le lieu de l'incendie, quelle ne fut pas leur surprise de découvrir, en partie enfoncé sous une meule de paille enflammée, le cadavre d'une jeune femme élégamment vêtue...
Une enquête, menée avec autant d'intelligence que de célérité, permit d'établir, le lendemain, l'identité de la victime et de l'assassin.
Le meurtrier n'est autre qu'un riche négociant, M. Guyot, demeurant à Paris, rue du Général-Bizot. La malheureuse victime, Mlle Marie-Louise Beulaguet, 21 ans, était l'amie de, cet homme. Dans la journée qui précéda le crime, il l'emmena faire une randonnée en automobile, et les nombreux témoins qui les rencontrèrent s'accordent à déclarer qu'ils les trouvèrent fort gais.
Que se passa-t-il dans la nuit ? Comment cet homme paisible se transforma-t-il sans raisons apparentes en une bête féroce capable d'un crime affreux ? Quels sont les motifs du meurtre ? Il faut attendre la fin de l'enquête pour se prononcer sur ces points troublants...
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