| La Dépêche - 22 août 1926 |
Echos Economiques
Après la guerre et l'appauvrissement qui résulta de l'inflation naquit dans les cercles d'exportateurs de Hambourg l'idée de l'assurance du crédit à l'exportateur. L'idée a fait son chemin et a été depuis lors l'objet d'études suivies. L'assurance-crédit a pour but de couvrir une part de la perte qui pourrait être subie par l'exportateur du fait de l'impossibilité dans laquelle il pourrait se trouver de recouvrer créance. L'assurance jouera toutes les fois que cette impossibilité résultera de l'insolvabilité du débiteur étranger lorsqu'elle sera la conséquence d'une catastrophe naturelle ou de faits d'ordre politique. On voit que le principe de l'assurance-crédit repose une base large et qu'il s'appliquera, pour ainsi dire, à tous les cas d'insolvabilité du débiteur. Pour éviter que les contrats ne soient conclus à la légère, il a été admis que l'exportateur devrait participer à la perte. En règle générale, l'exportateur sera considéré comme son propre assureur pour un tiers du montant de la facture, de sorte que la compagnie d'assurances ne répondra que de 66 % de ce montant. De leur côté, les compagnies contracteront des réassurances auprès des compagnies allemandes ou étrangères et auprès du Reich lui-même.
L'INDUSTRIE DES FRUITS CANDIS EN ITALIE
Les deux villes qui ont la spécialité des fruits candis italiens sont Gênes et Livourne. Les matières premières qui alimentent cette industrie sont uniquement le sucre et les fruits, surtout les agrumes (oranges, mandarines, cédrats, citrons) et les écorces d'agrumes. On peut même dire que le type de «canditi alla livornes» consiste presque exclusivement d'écorces de cédrats et d'oranges. Ces fruits sont exportés en quantités importantes dans le nord de l'Europe et dans l'Amérique du Nord, où ils ne sont pas directement consommés, mais servent à la confection de la pâtisserie et à la cuisine bourgeoise. Le procédé de fabrication consiste à substituer le sucre à l'eau contenue dans les cellules de ces fruits. Pour arriver à ce résultat, les fruits ou les écorces sont d'abord traités par l'eau bouillante pour les amollir, puis immergés dans des solutions de plus en plus concentrées de sucre, de sorte que les cellules des écorces ou des fruits perdent leur eau de constitution et absorbent le sucre, jusqu'à ce que le sucre absorbé se solidifie ou à peu près.
LES IMPORTATIONS DE SOIE ARTIFICIELLE AUX ETATS-UNIS
La valeur des importations de soie artificielle aux Etats-Unis, pour les neuf derniers mois, est de 6.183.328 S. pour la période correspondante 1925. Les exportations sont S. 5.451.137 contre S. 6.510.265.
LES BOIS CANADIENS
En 1925, on a coupé 2.861.000.000 pieds de bois dans la Colombie britannique, dont 78 % de billes pour le sciage. La valeur de la production est de S. 81.941.000, soit S. 1.239.000 en sus de celle de 1924.
LE COMMERCE JAPONAIS
Le commerce japonais, y compris celui de la Corée et de Formose, atteint pour le premier semestre 1926 : Exportations, 1.030.763.000 yen; importations, 1.508.996.000 yen. accusant une diminution des importations relativement à la période correspondante de 1925.
L'INDUSTRIE COOPERATIVE DU CUIR EN SOVIETIE
Le chiffre des artisans et koustari, groupés en U. R. S. S. dans les coopératives du cuir est de 23.000, formant 700 artels (associations d'artisans); au 1er janvier 1925, ce chiffre n'était que de 14.000; en une année, il a augmenté de 65 %; 7 % environ de l'ensemble des ouvriers du cuir font partie des coopératives. Les stockeurs principaux, le Gostorg et le Selsko-soîoux, ne fournissant que la grande industrie coopérative, les unions de koustari s'approvisionnent, en majeure partie, par leurs propres moyens sur les marchés locaux.
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