| Le Quotidien - 11 juillet 1926 |
On condamne des masseurs-magnétiseurs pour exercice illégal de la médecine
La 10 chambre correctionnelle a rendu hier, après plaidoirie de Me Garçon, son jugement dans l'affaire des guérisseurs.
On se souvient que trois masseurs-magnétiseurs étaient poursuivis pour exercice illégal de la médecine, à la requête du Syndicat des médecins qui se portait partie civile.
En outre, l'un d'eux, Elie Picot, était poursuivi pour homicide par imprudence: c'est en effet à la suite du traitement qu'il lui avait appliqué qu'est mort le jeune Lapierre.
Le tribunal, présidé par M. Thorel, a infligé les condamnations suivantes :
Louis Guinebert et Charles de Bihay sont condamnés à 100 francs d'amende et à 500 francs de dommages-intérêts vis-à-vis du Syndicat des médecins. Quant à Elie Picot, il paiera 500 franes d'amende, 500 francs de dommages-intérêts au Syndicat des médecins, partie civile, et 3.000 francs à Mme Lapierre, mère de la jeune victime.
« Attendu, dit le jugement qu'il suffit pour qu'il y ait délit que, non muni du diplome de docteur en médecine, le guérisseur prenne part habituellement ou par direction suivie au traitement des malades :
« Cependant, il est incontestable que l'emploi des massages et des passes magnétiques constitue un procédé de guérison dont les masseurs et les magnétiseurs ont le droit de faire usage, mais à la condition que le malade ait été examiné par un médecin, seul compétent pour apprécier l'état général du malade.»
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