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Excelsior - 11 juillet 1926

 


Les faits divers de l'Elxcesior

Faits divers et Tribunaux

Une affaire de contrefaçon de timbres
A la suite de nombreuses plaintes déposées au parquet de la Seine par des collectionneurs de timbres-poste, les inspecteurs de la police judiciaire ont arrêté, hier, sous l'inculpation de contrefaçon de timbres, Georges Aldebert, cinquante ans, 19, rue du Tintoret, à Asnières.
Une perquisition faite à cette adresse a amené la découverte d'un très ingénieux matériel d'imprimerie qui était utilisé par Georges Aldebert pour effectuer de fausses surcharges sur les timbres, notamment sur ceux des colonies françaises.
Le matériel a été saisi, ainsi qu'un assez grand nombre de vignettes surchargées que le faussaire se disposait à écouler à des prix très élevés auprès des philatélistes parisiens.
M. Bacquart, juge, a été désigné pour instruire cette affaire.

Un escroc arrêté
La Sûreté générale vient d'arrêter le pseudo Marcel de Coudeyrat, qui avait commis de nombreuses escroqueries en promettant de faire réaliser d'heureuses opérations financières.
C'est un nommé Emile Teulier, né à Limoges en 1887. Il avait déjà eu quelques démêlés avec la justice. Il est inculpé d'abus de confiance, escroquerie et port illégal de décoration.

L'honnête chauffeur
Trouvant dans son taxi une mallette contenant sept colliers de perles, sept bagues et trois montres en platine, ornées de brillants, le chauffeur Auguste Lamy, 276, rue Saint-Honoré, l'a portée au commissariat de police.
La mallette appartenait à une Américaine, Mme Kaufmann, 35, avenue Henri-Martin, qui l'avait oubliée alors qu'elle partait en voyage. Les bijoux étaient estimés un demi-million.

Une mort suspecte
Passant faubourg du Temple, des agents aperçurent une femme broyée sur la chaussée. Une rapide enquête leur révéla qu'il s'agissait de Mme Madeleine Danet, vingt ans, sans profession définie, habitant au quatrième étage de l'immeuble devant lequel ils venaient de la relever.
Dans la chambre de la morte, les agents trouvèrent le manœuvre Raymond Cleuet, trente-six ans, 4, rue de l'Agent-Bailly. Interrogé, celui-ci, ivre, ne put fournir aucune explication intelligible sur la défenestration de sa compagne. Il a été mis à la disposition de la justice.

On arrête l'auteur présumé d'un meurtre ancien
AUXERRE, 10 juillet. Un cultivateur de Poilly-sur-Tholon, nommé Morisson, a été arrêté hier à Joigny, sous l'inculpation d'être l'auteur du meurtre du vannier Charles Gillot, tué de deux coups de fusil le 17 novembre 1924, à proximité dudit village.
Cette arrestation a causé quelque surprise dans la région, où Morisson jouissait d'une réputation d'honorabilité.

Une femme égorgée
CHAROLLES, 10 juillet. Un crime vient d'être commis à Cormatin, petite commune située à douze kilomètres de Cluny. Mlle Louise Bongrand, âgée de trente-six ans, a été trouvée par des voisins égorgée près de son habitation, au hameau de Saint-Roch.
On croit à un drame passionnel, Une piste serait suivie.
Le parquet s'est transporté sur les lieux.

La mort de l'employé de chemin de fer
CHAMBLY, 10 juillet. Un employé de chemin de fer, M. Paul Régnier, quarante-cinq ans, était trouvé étendu dans sa maison, la tête fracassée d'un coup de revolver.
La rumeur publique laissait entendre que Mme Régnier et l'un de ses fils pouvaient avoir supprimé l'employé de chemin de fer, qui s'enivrait assez fréquemment.
L'enquête a permis de retrouver, dans le foyer de la cuisine, des restes de billets de banque à demi-consumés, paraissant avoir représenté une somme de 15,000 francs environ.
On se demande si, au cours d'une discussion, Régnier n'aurait pas jeté au feu ces billets de banque et si dans sa colère de voir son mari détruire les économies du ménage, la femme Régnier n'aurait pas tiré sur lui.
Le ménage Régnier avait six enfants, dont l'aîné a dix-sept ans.

LES ACCIDENTS DE LA CIRCULATION

A Chantilly, Simone Julien, âgée de neuf ans, est tuée par l'auto de M. Paulmier fils, marchand de bois à Vineull.

LES TRIBUNAUX

Les trois guérisseurs sont condamnés
La dixième chambre correctionnelle a rendu hier son jugement dans les poursuites intentées à trois masseurs-magnétiseurs sous la prévention d'exercice illégal de la médecine. Le tribunal a prononcé les condamnations suivantes : MM. Louis Guignebert et Charles Lamberl, 100 francs d'amende et 500 francs de dommages-intérêts envers le syndicat des médecins de la Seine; M. Elle Picot, 500 francs d'amende, 500 francs de dommages-intérêts envers le syndicat des médecins, et 3.000 francs de dommages-intérêts envers Mme Lapierre, partie civile.

Condamnation à mort

ROUEN, 10 juillet. La cour d'assises de Rouen jugeait hier le crime de Bolbec qui avait été renvoyé une première fois au mois de mai dernier, pour examen mental du principal accusé, Léon Petiteau, âgé de quarante-quatre ans, journalier qui, de complicité avec la nommé André Deneuve, âgé de trente-quatre ans, avait assassiné pour la voler, la veuve Lefèvre, âgée de quarante-quatre ans. Avant le crime, Petiteau avait violé sa victime: les assassins ne trouvèrent que quatorze sous et quelques objets sans grande valeur. Les femmes Petiteau el Deneuve étaient poursuivies pour recel d'objets volés. Le verdict a été rendu ce matin, à 3 heures. Petiteau a été condamné à mort; Deneuve aux travaux forcés perpétuité la femme Petiteau à trois mois de prison. La femme Deneuve a été acquittée.


L'affaire Barrel TOULON-SUR-MER, 10 juillet. Dans l'affaire Barrel, le juge d'instruction, M. Dellor, a entendu seulement aujourd'hui et pour la deuxième fois, le contremaître Imbert, qui est rendu responsable de la sortie clandestine des socs de charrues, et Eugénie Beygrand, dactylographe de M. Barrel, dont les premières dépositions ont amené l'arrestation de ce dernier. Le juge leur a fait préciser certains passages de déclarations antérieures.

 

 


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