| L'Humanité - 04 juillet 1926 |
Les batailles en cours
VICTOIRES
Les menuisiers. de la maison Jansen obtiennent un salaire de menuisiers base de 5 fr. 20.
—Les camarades de la maison Jansen, 51, boulevard Richard- Lenoir, à la suite du dépôt d'un cahier de revendications, ont obtenu des salaires de 5 fr. 20 au minimum. Les camarades connaîtront désormais le chemin de l'organisation pour continuer la lutte pour l'obtention d'un mieux-être.
Les ouvriers de chez Gorgeon (charpente en bois) ont un salaire de
base de 5 francs.
—Les charpentiers en bois de la maison Gorgeon sont rentrés au salaire de base de 5 francs par heure, après deux jours de grève. Les camarades qui iront se faire embaucher doivent exiger ce prix. Le Comité de chantier comprenant l'ensemble du personnel se réunira tous les mois.
Les ouvriers charpentiers de Toulouse ont obtenu satisfaction.
—Après cinq semaines de grève, et grâce à l'emploi du front unique, les charpentiers de Toulouse viennent d'obtenir le relèvement de leurs salaires. Ceux-ci- sont portés à 3 fr. 50 et l'application de l'échelle mobile.
AUTRES CONFLITS
A la fin de la septième semaine de lutte, les fumistes sont aussi résolus.
—Les fumistes terminent leur septième semaine de lutte, toujours décidés, devant la hausse croissante du coût de la vie, à mener la grève jusqu'à complète satisfaction.
Vu le grand nombre de camarades ayant été autorisés à travailler, le Comité de grève estime qu'ils doivent être tenus au courant de la situation.
Il invite ces derniers à venir avec leurs camarades en lutte à la réunion qui aura lieu aujourd'hui, à 9 h. 30 précises, grande salle, Bourse du Travail. Que tous soient présents. Un pointage sera fait. Perception de l'impôt de grève, ce matin.
Le Comité de grève.
Les lock-outés de chez Voisin franchiront le cap du lundi sans défaillance.
Les convocations individuelles envoyées par la direction pour la reprise du travail, lundi, n'ont nullement impressionné les ouvriers: tous sont aussi combattifs qu'au premier jour de la grève. A l'annexe et à Grousselle, aucune rentrée n'a été enregistrée. A Gambetta, les inconscients qui, en nombre infime, ont repris le travail, se repentiront de leur mauvaise action. Jusqu'à ce jour, les ouvriers se sont montrés conciliants; leurs minimes revendications doivent aboutir; la direction doit discuter et ne plus rester dans un sectarisme qui tend à devenir ridicule.
A la réunion tenue ce matin, au square de la Mairie, les camarades Lénard et Couergou ont pris la parole. Les ouvriers se sont affirmés, une fois de plus, pour le respect intégral des huit heures, pour l'augmentation de 0 fr. 50 sur le tarif horaire, et pour qu'aucune sanction ne soit prise contre les lock-outés.
Comme Farman, Voisin doit capituler. Il capitulera si tous suivent les directives du Comité de grève et de l'Union syndicale de la Métallurgie.
L. LENARD.
P. S. Réunion du Comité de grève, demain, à l'heure et lieu habituels. Réunion des lock-outés, le matin, à 9 heures, et l'après-midi, à 14 heures, au square de la Mairic.
| retour 04 juillet 1926 |



