| Excelsior - 13 juin 1926 |
TROIS AFFAIRES DE TABLEAUX
Un fraudeur avait placé treize primitifs italiens dans les bagages du légat du pape
ROME, 12 juin. On mande au New York Herald que les autorités douanières ont découvert, dans les bagages du cardinal Bonzano, légal du pape au congrès eucharistique de Chicago, qui vient d'arriver à New-York, treize tableaux anciens de maîtres italiens, destinés évidemment à l'Amérique, où ils devaient être vendus. Or, la loi italienne interdit la sortie du pays des oeuvres d'art. tels que tableaux, sculptures, sauf autorisation expresse du gouvernement.
Par courtoisie, la douane italienne avait dispensé le cardinal Bonzano de soumettre à la visite régulière les bagages qu'il emportait en Amérique: Mais le directeur des Beaux-Arts apprit que d'habiles contrebandiers avaient déposé, parmi les bagages du cardinal, une caisse suspecte qui. ouverte, se trouva contenir les tableaux en question. On recherche le fraudeur.
Il va sans dire que le cardinal est parfaitement innocent de la fraude découverte par la douane italienne.
Deux tableaux volés à Bordeaux sont retrouvés dans un kiosque
BORDEAUX, 12 juin. Deux tableaux avaient disparu du musée de Bordeaux Vénus et l'amour, de Lucien Granach, école allemande 1471-1563, légué au musée par M. Duffour-Dubergier, et un paysage de Lacht-Leven, de l'école hollandaise. Le vol avait été commis vendredi soir, jour de repos d'un des gardiens de la galerie sud.
Pendant que la sûreté enquêtait, Mme Anglade, tenancière d'un kiosque à journaux, situé cours d'Albret, déclara qu'un individu était venu lui remettre, avec un billet de 5 francs, un paquet enveloppé dans un journal, et portant cette suscription: « A remettre au musée de peinture. »
Mme Anglade confia le paquet qu'on porta chez le conservateur du musée. Le conservateur ouvrit le paquet, et il ne fut pas peu surpris d'y trouver les toiles volées. On se demande pourquoi? On est obligé de croire à une plaisanterie.
Un peintre et un expert compromis dans une affaire de tableaux
LA HAYE, 12 juin. Le parquet d'Amsterdam instruit une plainte contre un peintre très connu dans les milieux artistiques de La Haye qui, avec quelques complices, se serait spécialisé dans la fabrication de faux «Frans Hals». Une toile, dont l'authenticité était contestée, en dépit des conclusions de l'expert Hofstede de Groot, a été saisie par la justice. On s'attend à des révélations sensationnelles.
| retour 13 juin 1926 |







































































