| Le Funi - 16 mai 1926 |
L'indemnité des Ediles parisiens
Le Conseiller municipal (on n'est jamais si bien servi que par soi-même) Copi- gneaux vien de déposer le projet suivant :
« Le gouvernement est invité à déposer un amendement à la loi du 8 avril 1914, tendant à porter l'indemnité allouée aux conseillers municipaux de Paris à 18.000 francs. »
18.000 francs et 18.000 francs d'indemnité comme membre du Conseil Général, cela fait 36.000 francs.
Ma foi le traitement, vu la situation, n'est pas excessif! on prétend bien qu'il y a des retours de bâton qui ne sont pas de mauvais coups... Mais, enfin, au prix où coûtent les écharpes et la taille de moustache !...
Oui! mais, voilà! ni la Ville, ni l'Etat n'ont de quoi s'offrir le luxe d'augmenter les traitements de leurs plus honorables (qu'ils disent!) fonctionnaires...
Comment faire ?
Le remède est facile, si facile que vous verrez tout le monde y applaudir et personne le... désirer!
Il s'agirait simplement de diminuer le nombre de nos édiles et, par la même occasion, de nos législateurs.
Un patron, soucieux de ses affaires, ne réduirait-il pas un pareil contingent d'employés ?
En ce qui concerne Paris, par exemple, qu'attend-on pour fixer le nombre des édiles, (avec un maximum de 4 par arrondissement) proportionellement à la population de chacun de ces arrondissements ?
Des projets, en ce sens, sont déposés depuis belle lurette, mais quand il s'agit de mesures d'économies les pouvoirs publics ne sont pas pressés d'exercer sur eux la grande pénitence qui s'agite si frénétiquement dans leurs discours! Ce serait, cependant, à cette seule condition que les Parisiens admettraient une juste augmentation de l'indemnité municipale.
Maurice MICHEL
| retour 16 mai 1926 |







































































