| Le Petit Parisien - 21 mars 1926 |
APRÈS LA CONFERENCE DE LONDRES SUR LES HUIT HEURES
Le procès-verbal d'accord signé par les puissances, indique M. Durafour, n'a fait, dans les questions importantes, qu'entériner les solutions françaises.
M. Durafour, ministre du Travail. en rentrant de Londres, où il a assisté aux travaux de la conférence internationale sur l'application de la loi de huit heures, a fait les déclarations suivantes :
- La conférence internationale a atteint le but qu'elle s'était fixé et les délégués de toutes les puissances représentées ont signé le procès-verbal qui relate leur plein accord quant à la solution des difficultés qui leur avaient été soumises.
M. Durafour tint ensuite à spécifier que, dans toutes les questions importantes, le procès-verbal d'accord signé par les puissances, n'a fait qu'entériner les solutions françaises. C'est ainsi qu'en ce qui concerne la signification attachée aux mots «travail intermittent» comme au sens des mots «journée de travail» les solutions admises sont pleinement conformes à celles adoptées par la législation.française.
Il en est de même, ajouta-t-il, pour ce qui concerne la question capitale de la durée du travail dans les chemins de fer. Deux thèses étaient en présence: les cheminots devaient-ils être placés sous le régime de l'article 5, c'est-à-dire des huit heures de travail, ou de l'article 4, c'est-à-dire de la semaine de cinquante-six heures ?
La France a défendu la première interprétation. Grâce à l'appui de plusieurs pays, qui professaient la même thèse cette interprétation a prévalu.
La conférence de Londres va donc consacrer pour tous les cheminots d'Europe le principe de l'application des quarante-huit heures par semaine.
Puis, rappelant la vive discussion qui s'est poursuivie à Londres sur l'article 14 (clause de suspension de la convention), le ministre du Travail a affirmé que, sur ce point, comme sur tous autres, la France n'a rien abandonné qui pût, d'une manière quelconque, porter atteinte à l'intérêt des travailleurs.
Quoi qu'il en soit, ajouta-t-il, les délégués ont pris l'engagement de soumettre à leurs gouvernements respectifs le procès-verbal consacrant les accords intervenus et ont marqué leur ferme espoir que, grâce à ces accords, les puissances puissent envisager la ratification prochaine de la convention internationale.
Loi du 23 avril 1919 sur la journée de huit heures
| retour 21 mars 1926 |







































































