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Excelsior - 08 mars 1926


Excelsior 1926 03 08 La crise ministérielle : Il avait été prévu que M. Aristide Briand rentrerait ce matin à Paris

LA CRISE MINISTÉRIELLE

Ce matin, à son retour de Lyon, M. Doumergue recevra MM. de Selves, Herriot et les personnalités qualifiées.
M. Briand ne prendra pas, ce matin, à Dijon, le train présidentiel.
Le président de la République a eu, pendant son voyage, des entretiens sur la situation politique avec MM. Herriot et René Renoult.

LES COMBINAISONS DONT ON PARLE
La journée d'hier, deuxième journée de la crise, a été une journée d'attente.
Aujourd'hui seulement commencent, en effet, les négociations en vue de la constitution du nouveau cabinet.
Il avait été prévu que M. Aristide Briand rentrerait ce matin à Paris par le même train que le président de la République son wagon aurait été rattaché à Dijon au train présidentiel mais il a été décidé hier que M. Aristide Briand rentrerait à Paris par le train de Genève qui arrive à 9 h 10 ce matin.
Par contre, M. Edouard Herriot, maire de Lyon, président de la Chambre, est parti hier soir avec le président de la République, à 22 h 30, pour arriver à 8 heures, ce matin, à Paris.
MM. Gaston Doumergue, Edouard Herriot et René Renoult ont peut-être échangé quelques vues sur la situation politique, mais il n'a rien transpiré de leurs entretiens ni des nouvelles politiques que sont venus leur apporter de Paris des sénateurs et des députés. Ces conversations officieuses se sont poursuivies sans doute dans les wagons du train présidentiel, mais ce n'est que ce matin, à 10 heures, que le président de la République commencera à l'Elysée ses consultations officielles des présidents des deux Chambres.
Selon toute vraisemblance, M. Doumergue consultera également, étant donné l'urgence qui s'attache à la solution du problème financier, les présidents et les rapporteurs généraux des commissions des Finances des deux Assemblées, MM. Milliès-Lacroix, Malvy, Henry Chéron et Lamoureux. Il convoquera peut- être aussi les présidents des principaux groupes de la Chambre et du Sénat, MM. Bienvenu-Martin, Ratier, Paul Strauss. Cazals, Raoul Péret, Dariac, etc... Puis, il fera appeler l'homme politique à qui il offrira la mission de former le nou- veau cabinet.
Ceux dont on parle
Quatre combinaisons étaient envisagées, hier, dans les milieux politiques : un ministère Herriot-Poincaré, auquel on croyait peu, d'ailleurs, en raison du désir, exprimé maintes fois par M. Herriot, de ne pas quitter la présidence de la Chambre; un ministère présidé par M. Caillaux: un ministère de concentration républicaine, qui aurait à sa tête M. Raoul Péret et dans lequel M. Aristide Briand conserverait les Affaires étrangères, et un ministère de Monzie, orienté plus à gauche. D'autre part, certains persistaient à croire que M. Briand pourrait se voir offrir la mission de constituer le nouveau cabinet... et l'accepter. Dans les groupes de gauche, où l'on va tenter, une fois de plus, de reconstituer le cartel, on citait enfin avec faveur le nom de M. René Renoult, qui constituerait un ministère purement cartelliste, avec MM. Daladier, Chautemps, J.-L. Dumesnil, Queuille, Durafour, Léon Meyer, Albert Milhaud, Pasquet, Malvy, etc.... Des réunions de groupes sont prévues cet après-midi à la Chambre. Celles des radicaux socialistes et des républicains socialistes, qui se sont divisés samedi matin dans le vote sur la taxe sur les paiements, ne manqueront sans doute ni d'intérêt ni d'animation.


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