| Paris-Soir - 14 mars 1926 |
LA CONFÉRENCE SUR LES "8 HEURES"
M. Durafour est parti pour Londres
La loi de huit heures n'est pas encore ratifiée par toutes les puissances signataires de la convention de Washington. Certains pays, dont l'Allemagne, par exemple, objectent que leur situation économique intérieure ne leur permet pas d'appliquer dans toutes leurs industries, la législation internationale sur la durée du travail.
C'est pour unifier les points de vue des puissances signataires qu'une conférence internationale est convoquée à Londres pour lundi prochain. Y participeront les ministres du Travail de l'Angleterre, de la France, de l'Allemagne, de l'Italie et de la Belgique.
M. Durafour, accompagné de M. Piquenard, directeur du Travail au ministère, et de M. Beauquitte, chef de son secrétariat particulier, a quitté Paris ce matin pour se rendre à Londres.
M. Durafour espère être de retour à Paris vendredi prochain 19 mars, mais si l'état des travaux de la conférence l'y oblige, le ministre prolongera son séjour jusqu'à la clôture des discussions.
Londres, 13 mars. La Conférence sur les huit heures qui aura lieu lundi prochain au ministère du Travail, à Londres, entre les ministres du Travail de Grande-Bretagne, de France, d'Allemagne et de Belgique, et M. Michelis, représentant du gouvernement italien, sera vraisemblablement ouverte par M. Baldwin.
M. Albert Thomas, directeur du B.I.T., participera également à cette conférence, qui se propose d'arriver à une base d'accord pour la réalisation simultanée de la convention de Washington sur la journée de huit heures.
Jusqu'ici on s'est heurté principalement à l'interprétation des clauses relatives aux exceptions.
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