| Le Funi - 28 février 1926 |
Nouvelles de nos Quartiers
Accidents
- Le 18 février, boulevard de la Villette, un cheval mord un passant, M. Mongeot, Pierre, demeurant rue de Sambre-et-Meuse. Etat peu grave.
- Le 20, à 15 heures, boulevard de la Villette, un tramway 5, allant vers la Nation, a heurté M. Amzal, demeurant rue Vicq d'Azir. M. Amzal est blessé au bras droit.
- Le 21, à 17 h. 30, le cycliste Gogue René, 25 ans, demeurant rue de Meaux, heurte et renverse la dame, Berceant, 37, avenue Secrétan. Etat sans gravité.
- Le 21, une acharnée de la balançoire, Mlle Dallinge, 57, rue de l'Aqueduc, tombe d'un établissement forain, boulevard de la Villette et doit être ramenée chez elle en voiture.
- Le 23, Mme Collin Irma, demeurant passage Foix, traversait la chaussée du boulevard de la Villette lorsqu'elle fut renversée par une voiture attelée d'un cheval. Son état n'inspire pas d'inquiétude.
- Le 20, un enfant imprudent, Marcel Yvain, 9 ans, demeurant chez ses parents, 6, impasse du Puits, qui folâtrait rue Bolivar a été bousculé et renversé par l'auto 6938 U 2, appartenant à M. Boudereau, 262, rue de Belleville. L'état d'Yvain n'inspire pas d'inquiétude.
- Fête foraine Boulevard de la Villette, jusqu'au 7 mars.
Les désespérés
- Retraité des P. T. T., M. Ernest Vatorbe, soixante-dix-huit ans, atteint d'une maladie incurable, s'est pendu dans la cuisine de son logement, 16, rue Bolivar.
Un coup de filet
- Une rafle dirigée, l'autre nuit, par M. Rebut, commissaire d'arrondissement, amena, boulevard de la Villette, l'arrestation de douze individus pour port d'arme prohibée, ivresse et papiers non en règle.
Un crime à Belleville
Un ouvrier soudeur, André Navaux, vingt-cinq ans, demeurant 98, rue des Couronnes, avait été trouvé mort, d'une balle au cœur, chez un de ses amis, Behalle, habitant, 7, rue Piat. Celui-ci, qui l'avait recueilli blessé, dans la rue, avait déclaré n'avoir pas vu qui avait tiré.
Mais on ne tarda pas à arrêter la coupable, Marie Francille, ex-amie du soudeur. Celle-ci avait d'abord déclaré que le meurtrier était un nommé Bouju, dit Le Frisé. Finalement, elle avoua: - C'est moi qui ait tué Navaux, dit-elle. J'avais très peur de lui. Je savais qu'un jour ou l'autre, il «m'aurait». C'est dans cette terrible crainte que j'ai tiré.
Le revolver de la meurtrière a été retrouvé, vers 7 heures du matin, par un agent, dans une vespasienne en face du numéro 86 de la rue des Rigoles. Il était encore chargé de quatre balles.
Les aveux de Marie Francille mettaient en mauvaise posture Behalle, le témoin du drame, dont les déclarations, comme on s'en doutait, étaient fausses. Il avait parfaitement vu Marie tirer. Malgré sa déposition incomplèté il n'a pas été arrêté.
Le « Frisé », par contre, est allé rejoindre au dépôt la meurtrière, son interdiction de séjour ne cessant que le 31 mai.
Objets trouvés.
Il a été déposé, cette semaine,
au commissariat du quartier du Combat, 10, rue Pradier, entre autres objets trouvés, notamment :
2 portefeuilles.
Un livret de pension au nom de Peyrolier. Deux porte-monnaie.
Un sac à main.
Un livret militaire au nom de Desmarest.
Des papiers au nom de Gluet.
Au commissariat de la rue Ramponeau :
Un collier d'enfant.
Un portefeuille.
Deux porte-monnaie.
Avis aux légitimes propriétaires.
Au Conseil Municipal
Substitution du pavage en pierre de l'avenue Parmentier, en pavage en bois.
Le Conseil,
Vu le mémoire en date du 20 octobre 1925, par lequel M. le Préfet de la Seine lui propose de supprimer du plan de campagne de 1925 l'opération de relevé à bout du pavage en pierre de l'avenue Parmentier. dans la partie comprise entre la rue du Faubourg du-Temple et la rue Claude-Vellefaux, et d'inscrire le relevé à bout du pavage en bois de cette voie au plan de campagne de 1926:
Délibère:
Que le pavage en bois de cette voie dans la partie énoncée sera inscrit au plan de campagne 1926.
| retour 28 février 1926 |





































































