| L'Humanité - 28 février 1926 |
A GENNEVILLIERS
En faveur des mal-lotis l'action de la municipalité se chiffre par zéro !
Nous avons vu hier quelques côtés de la gestion des «gauches» à la mairie de Gennevilliers.
Restait l'action de la municipalité en faveur des mal-lotis d'avant ou d'après- guerre.
Le camarade Vanderhoven aura tôt fait de nous renseigner.
«L'action de la municipalité en faveur des mal-lotis, c'est zero !, nous dit-il. «Roche, ancien maire, a fort bien toléré que M. Michenet, entre autres, lotisse, sans aménagement préalable. Ce qui a pour résultat aux moindres pluies de rendre les voies impraticables.
Boiché, successeur de Roche, réclame, lui, des «armes» pour pourfendre les spéculateurs de terrains... Notre groupement de mal-lotis lui ayant fait remarquer que la loi de 1921 était justement une arme dont il suffisait de vouloir se servir pour que les lotisseurs soient obligés de faire la viabilité, notre homme est resté coi !
Boiché complice des lotisseurs
«Il a fallu plusieurs interventions de notre groupement ainsi que de la minorité communiste au conseil pour que Michenet, déposant enfin ses plans, voit son lotissement refusé,
«A-t-on aidé les premiers acquéreurs de terrain à faire un aménagement qui de par la carence des pouvoirs publics semble leur incomber ? demandons-nous.»
Pas davantage ! Et naturellement eux non plus n'ont pas l'argent nécessaire que la municipalité aurait pu leur avancer. Mais il vaut bien mieux n'est-ce pas avoir douze cent mille francs à son crédit dans les caisses du Trésor ! Tant pis si les administrés pataugent dans la boue...
«Est-ce par ici qu'une petite fille s'est embourbée à tel point qu'on a dû lui porter secours ?
- «C'est dans la rue des Chevrins, voie reconnue par la commune, s'il vous plaît, mais défoncée par le charroi d'une entreprise.
« Là encore sans nos protestations c'est la commune et non l'entrepreneur qui allait remettre la rue en état !
- « L'eau est contaminée, dit-on, est- ce vrai ?
« Oui, à cause des égouts parisiens qui se déversent non loin de là. Contre ce danger non plus rien n'a été fait.
«Pour avoir des rues propres, nous dit en nous quittant le camarade Vanderhoven, il faut d'abord un bon coup de balai à la mairie !... »
Les travaileurs de Gennevilliers en votant pour la liste du B.O.P. renverront à la bourgeoisie, à la «routine», les plats-valets du capital.
| retour 28 février 1926 |





































































