| L'Oeuvre - 21 février 1926 |
MUSSOLINI TEL QU'ON LE VOIT
Cette caricature, publiée par l'Hacbeils Illustrierte, de Munich, montre le Duce occupé à « un petit déjeuner »,
D'une main (si on peut s'exprimer ainsi) il dévore l'Allemagne, et de l'autre la France. Il s'apprête d'ailleurs à avaler aussi Tunis, la Corse, l'Algérie, Corfou. Allusion directe aux discours violents de Mussolini à propos des minorités allemandes du Tyrol, à sa mégalomanie et à sa dangereuse démagogie impérialiste.
Il paraît d'ailleurs que, si vaniteux qu'il soit, Mussolini ne déteste pas d'être représenté avec l'appétit d'un conquérant. Il estime que cela sert sa politique intérieure en le représentant comme l'homme de la grande Italie expansionniste et conquérante. C'est exact, et il n'y aurait qu'à en rire si, à tant promettre, il ne devait se trouver un jour dans l'obligation de tenir, ou de paraitre vouloir le faire.
V. S.
| retour 21 février 1926 |





































































