La Grande-Bretagne et les réparations
L'arrivée au pouvoir de l'homme d'affaires qu'est M. Baldwin, marquerait, d'après l'opinion britannique, le début d'une phase décisive pour la question des réparations. C'est l'avis de tous les finaneiers et hommes d'affaires britanniques, qu'il est nécessaire, pour la prospérité de l'Angleterre, de reconstituer le plus tôt possible le marché économique de l'Europe et, à cet effet, de régler définitivement le problème des réparations.
Il n'est pas inutile de rappeler que M. Baldwin a voulu s'assurer la collaboration d'un adversaire politique, M. Mac Kenna, gros banquier de la Cité, dont la commpétence financière n'est pas discutée.
Le Times fait un exposé de la situation économique de plus en plus mauvaise de l'Europe en général et de l'Angleterre en particulier, du fait de la crise commerciale que traverse l'Allemagne, crise qui réagit sur le commerce mondial.
La débâcle du mark est due, déclare ce journal, à l'incapacité financière de l'Allemagne autant et plus qu'au fardeau des réparations, il faut absolument restaurer les finances allemandes, dans l'intérêt du monde entier.
Actuellement l'Inde ne peut acheter les produits du Lancashire en partie parce que l'Allemagne, dont les facultés d'achat sont réduites, ne peut acheter en aussi grande quantité qu'autrefois les produits de l'Inde
Nous avons indiqué hier l'initiative intéressante des Chambres de commerce britanniques, proposant la réunion d'une commission internationale d'experts. Le Times se déclare favorable à ce projet. Le moment approche, dit-il, pour la Grande-Bretagne d'intervenir avec tact dans la question des réparations, pour qu'une mission financière ait le droit d'examiner à fond la solvabilité de l'Allemagne.
Il conclut en condamnant la politique des gages productifs, qui devrait être remplacée par un contrôle rigoureux des finances allemandes. On confirme que le Congrès international des Chambres de commerce se réunira prochainement à Londres.
Les délégués anglais auraient l'intention de proposer pour le règlement des réparations un moratoire et un emprunt international dont l'intérêt et l'amortissement seraient garantis par des droits sur les importafions et les exportations allemandes, payables en once qui impliquerait un contrôle international de toutes les douanes allemandes... Cette information est à rapprocher de celle que publie la "Westminster Gazette” selon laquelle l'Allemagne demanderait un moratoire de quatre ans, des paiements plus importants pouvant être faits avant son expiration, gràce à un emprunt international. À l'échéance, l'Allemagne pourrait faire des versements annuels d'autant plus élevés que le moratoire aurait été plus long.






































































