| L'Œuvre - 20 décembre 1925 |
PETITES HISTOIRES DU VASTE MONDE
Le journal remplace-t-il le sermon?
Il n'y a probablement pas une ville au monde où le précepte religieux du repos dominical soit plus strictement observé qu'à Londres. Cependant les pasteurs anglicans prétendent que leurs ouailles ne viennent plus à l'église.
Ainsi, l'autre dimanche, le prêtre de l'église Saint-Michel, montant en chaire après l'office, renonça à prononcer son sermon, faute d'auditeurs.
Les pasteurs reprochent aux journaux de leur retirer leur «clientèle». Les hommes, disent-ils, puisent leurs idées dans la lecture des quotidiens, en faisant la grasse matinée.
IIs y trouvent probablement plus d'intérêt qu'à la parole divine. Ce n'est pas à nous de le leur reprocher.
Mais peut-être le facteur déterminant est- il la «grasse matinée ».
Le certificat d'aptitude au mariage
C'est en Norvège qu'il est rendu nécessaire par la loi matrimoniale de 1919. Toute personne atteinte d'une maladie mentale ou de maladie vénérienne à la période contagieuse, d'épilepsie ou de lèpre, ne peut se marier sans avoir préalablement averti son futur conjoint et sans qu'un médecin ait mis les fiancés au courant des dangers qu'ils courent..
Bien plus, la loi norvégienne délie le médecin du secret professionnel et l'oblige à déclarer aux autorités l'existence des maladies visées chez toute personne sur le point de se marier et qui en est atteinte.
Enfin, tout candidat au mariage, appartenant à l'un ou à l'autre sexe, doit répondre, par écrit, à un questionnaire relatif au degré de parenté ou de consanguinité qui peut exister entre son futur conjoint et lui et aux maladies dont il pourrait être atteint.
Comme nous marquions notre surprise de ces mesures un Norvégien nous répondit : On fait passer un examen médical aux hommes pour les envoyer à l'armée, c'est-à-dire éventuellement à la mort; pourquoi ne point agir de même à l'égard de ceux et de celles qui se disposent à propager la vie?
| Retour 20 décembre 1925 |



