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Le Funi - 20 septembre 1925


Le Funi 1925 09 20 Nouvelles de nos quartiers 20 septembre 1925


Nouvelles de nos Quartiers

Deux ouvriers ensevelis dans une cave.
Un éboulement assez grave s'est produit dans les caves de l'immeuble 60, rue Julien-Lacroix. Deux ouvriers plombiers, MM. Severino Bertholi, âgé de 22 ans, demeurant 14, rue Bisson, et Armand Fédac, âgé de 19 ans, demeurant 7, rue du Sénégal, étaient occupés à la pose du tout-à-l'égout. Soudain le plafond et une paroi s'écroulèrent, les ensevelissant sous les débris.
Secourus par un camarade, Antonio Stefani, ouvrier maçon, âgé de 27 ans, ils furent retirés de leur dangereuse position. Mais il fallut plus d'une heure pour dégager Bertholi, qui a été transporté à l'hôpital Tenon. Il a le bassin fracturé. Fédac, légèrement blessé, a pu regagner son domicile après avoir été pansé.
Les pompiers de la caserne Parmentier, appelés, durent se borner à déblayer le terrain.

Pauvre petit!
Dimanche 13, vers 4 heures, dans le couloir du 43 de la rue des Alouettes, Mlle Heinrich, 22 ans, demeurant même adresse, et Mlle Broussel, 43 ans, entendant des vagissements du couloir de l'immeuble se sont approchées et ont trouvé un enfant en bas âge qui avait été abandonné. A l'Assistance publique.

Escroquerie.
Le nommé Erpelding, sans domicile, qui se livrait à l'escroquerie de l'abonnement, s'est constitué prisonnier à la Préfecture de police. Il avait fait de nombreuses dupes dans le quartier.

Un commissariat qui déménage.
Le commissariat de la Folie-Méricourt sera, dans une douzaine de jours, transféré 93, avenue Parmentier.
Le public du quartier intéressé est prié d'en prendre bonne note.

Les accidents de la rue.
Passant à bicyclette, rue des Pyrénées, le jeune Emile Gandolas, quatorze ans, habitant 12, rue de Charenton, est renversé par un camion automobile. Etat grave. Saint-Antoine.

Une libraire de la rue de Tourtille est audacieusement assaillie.
Mardi, un peu après 6 heures du matin, un inconnu, revolver au poing, pénétrait dans la boutique de librairie-mercerie que tient, 43, rue de Tourtille, Mme Pauline Frantzen, une veuve de soixante-quatre ans, qui depuis fort longtemps habite là. Sous la menace de son arme, l'intrus somma la commerçante de lui remettre de l'argent. Mais l'attitude énergique de la sexagénaire déjoua les projets du malfaiteur qui dut s'enfuir sans rien emporter.
Encore mal remise de son émotion, Mme Frantzen a bien voulu raconter pour Le Funi, qu'elle vend depuis le premier numéro, les phases de l'audacieuse agression qui auraient pu, sans sa présence d'esprit, tourner bien tragiquement pour elle.
« Veuve depuis quarante ans, nous dit-elle, je gère seule ce magasin que nous tenions du vivant de mon mari depuis plus de quarante-sept ans. Chaque jour, debout dès 5 heures du matin, mes volets de bois enlevés, je m'occupe fort activement à plier les journaux que mes nombreux clients ne vont pas tarder à venir chercher. Je m'empressais comme de coutume à terminer cette besogne quand un individu pénétra dans la boutique. Il était jeune, vingt-deux ans environ, imberbe, brun, de petite taille, vêtu de noir et coiffé d'un feutre également noir, dont les bords étaient rabattus sur les yeux. A peine avait-il refermé la porte que ce client, que je ne connaissais pas, sortit un revolver de sa poche et le braqua dans ma direction.
-Ton portefeuille! ordonna-t-il ou je tire !
J'hésitai une seconde, mais me ressaisis bien vite et appelai à l'aide. En même temps, je voulus m'enfuir par une petite porte dérobée faisant communiquer ma boutique avec le couloir de l'immeuble.
Ce que voyant, mon agresseur déplia le pardessus qu'il tenait sur son bras et me le lança sur la tête. Néanmoins, je réussis à me débarrasser du vêtement et à ouvrir la porte.
Voyant son coup manqué, l'inconnu prit la fuite et disparut bientôt dans la direction de la rue de Belleville, aperçu par plusieurs commerçants du voisinage.
Peu après, des clients arrivèrent et, après m'avoir fait prendre un cordial, me conseillèrent d'avertir les agents. »
Mme veuve Frantzen se rendit peu après au commissariat du quartier et conta à M. Canitrot l'agression dont elle venait d'être l'objet.
Le Funi prie instamment ses lecteurs d'aider la police dans la recherche du jeune homme imberbe au grand chapeau. Mme Frantzen déclare qu'elle reconnaîtra entre mille son agresseur. Celui-ci ne saurait courir bien loin. Espérons-le pour Mme Frantzen... et ses semblables.

Exploits de cambrioleurs.
Des cambrioleurs ont volé 300 francs et du linge chez M. Visconti, manœuvre, 28, rue des Chaufourniers; 200 francs en billets de banque et 400 francs de bijoux dans le même immeuble chez Mme Diruty, ainsi que 1.000 francs en billets de banque et 5.000 francs de bijoux chez M. Joussot, restaurateur, 34, boulevard de la Villette.

Objets trouvés.
1 plan de Paris.
2 bons à lots.
2 livrets militaires.
1 portemonnaie.
1 livret de pension militaire au nom de Joy.

Aujourd'hui : 

Un ouvrier enseveli dans une tranchée de travaux dans l’Aisne

Une mère abandonne sa petite fille

Au nouveau commissariat de Béziers, ni chaise, ni bureau, ni armoire, l'État passe commande avec huit mois de retard

L’actrice Isabelle Nanty victime d’un grave accident de la route dans les Yvelines

Un buraliste se fait braquer, il fait fuire l’homme armé avec une table

Home-jacking : deux septuagénaires victimes d'un cambriolage dans les Hauts-de-Seine

Les objets perdus et retrouvés grâce à la toile 

La création d’un club de handball à Mouleville-Friteville


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