Nouvelles des ports

aquarelle marine - marine watercolor

Rafiots et compagnies

aquarelle marine cargo au mouillage - marine watercolor cargo ship at anchor

Nouvelles des escales

aquarelle marine - marine watercolor

 


Paris-Soir - 19 septembre 1926

 


Les ménagères aux Halles n'ont acheté que des denrées chères

VEILLE DE DIMANCHE…

Les ménagères, aux Halles, n'ont acheté que des denrées chères
Demain; c'est dimanche. Après une semaine de travail, les familles aiment à se réunir et la hausse du coût de la vie n'a point détourné le peuple de Paris des petites fêtes dominicales. Aussi le samedi matin y a-t-il toujours au marché de détail des Halles un grand nombre de clients. Et, ma foi, on hésite moins qu'en semaine à ouvrir son porte-monnale. Une fois tous les huit jours, on peut bien, n'est-ce pas ? dépenser quelques billets pour le plaisir ! Les denrées chères, le samedi, ont un gros succès.
Ce matin donc, gigots, poulets, langoustes et soles se sont enlevés sans hésitation à des prix qui font frémir.
Le pavillon des viandes a connu un succès presque sans précédent. Deux cents ventes y ont été faites, Les morceaux les plus demandés ont été : le gigot, à 12 et 15 francs la livre, le carré (de 13 à 19 francs) et l'épaule de mouton (de 9 à 11,50). Comme on le voit, l'abondance des demandes n'a point fait baisser les prix.
Il n'en a pas été de même au pavillon des volailles. Les arrivages étaient importants et les acheteurs nombreux. La loi de l'offre et de la demande a, par  suite, accentué le mouvement de baisse qui s'était déjà marquée hier. On a enregistré une baisse de 75 c. au kilo sur le poulet et de treize sous sur le lapin. Ainsi, on deux jours, le prix du poulet a diminué de 1 fr. 25, celui du lapin de 0 fr. 75. Malgré tout, ils restent assez élevés.
Enfin, au poisson, le succès est allé aux crustacés, aux soles et aux coquillages. Voici les prix: langouste, 18 à 22 fr. ; homard, 15 à 22 fr.; sole, 20 a 28 fr. ; coquilles Saint-Jacques, 0 fr. 50 à 1 fr. 25 la pièce.
Les poissons communs ont été très peu demandés.
Quant aux beurres et aux légumes, le vide, comme toujours. Aucun acheteur au beurre, pour la raison capitale qu'il n'y avait rien à vendre. Nous sommes, en effet, à la période de l'année où l'on stocke le beurre en motte, qui sera ressorti cet hiver. On ne fabrique pas de beurre en livre durant l'été.
Aux fromages, sept ventes de camemberts, de 2 fr. 60 à 3 francs.
Aux légumes enfin, marché normal, Les arrivages, étaient bons, aux fruits également. Les carottes, les choux, les choux-fleurs et les raisins étaient à des prix abordables.

 

 


  retour 19 septembre 1926