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Le Pêle-Mêle - 16 août 1925

Le Pêle mêle 1925 08 16 art 08 bizarreries de la langue françaisLe Pêle mêle 1925 08 16 Page 08 8

LES BIZARRERIES DE LA LANGUE FRANÇAISE

La langue française est un dialecte curieux, rempli de surprises et d'embûches. On y décèle maintes expressions qui semblent inspirées d'une ironie caustique.
Ainsi, pourquoi appelle-t-on trottoir le seul endroit d'une rue où il soit impossible non seulement de trotter, mais de marcher?
On a coutume de désigner par le mot boudoir une pièce délicieuse où les femmes n'ont guère l'habitude de bouder.
Et, comme étymologie, comme syntaxe, quelles drôles de présentations, parfois! Examinez, par exemple, cette Phrase: Les poules du couvent couvent. Voici deux mots voisins qui se prononcent tout à fait différemment...
Autre affaire: on admire couramment la beauté des yeux des femmes et l'éclat de leurs prunelles. Prunelle est un mot bien mal choisi! Si la belle a des yeux profonds et grands, il faudrait dire prune, si les yeux sont petits et noirs c'est pruneau qu'il faudrait choisir. Pourquoi prunelle?
Enfin, réfléchissez à cette bizarrerie: on dit toujours en français : C'est un bruit qui transpire. Et il commence cependant à peine à courir.
C'est tout à fait illogique. Il faut à tout prix réformer la langue française.

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