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A WASHINGTON LA POLITIQUE AMERICAINE AU SUJET DES DETTES Importantes déclarations d'un haut fonctionnaire.
WILLIAMSTONE (Massachusets), 1er août. M. William R. Castle Jr, chef de division au département d'Etat, a fait hier d'intéressantes déclarations à l'écoles des hautes études politiques au sujet de l'attitude des Etats-Unis, en ce qui concerne les dettes de guerre. - «L'annulation des dettes, dit M. Castle, serait une preuve de faiblesse et risquerait d'amener des troubles dans la finance internationale. Pourtant, les Etats-Unis ne sont pas Shylock. Ils se montreront fermes, certes, mais tiendront compte de la capacité de paiement de leurs débiteurs. Cette attitude des Etats-Unis est honnête et généreuse. Honnête parce qu'elle n'impose pas aux citoyens américains le fardeau des dettes d'autrui sans leur consentement unanime; généreuse parce que nous n'abuserons pas de notre force pour surestimer la capacité de paiement des nations débitrices. - L'administration, continua M. Castle, n'a pas l'intention d'abandonner la politique de non-intervention. Elle continuera à la suivre non pas parce qu'elle est devenue traditionnelle aux Etats-Unis, mais parce qu'elle estime qu'elle est la meilleure. Le Gouvernement fera tout ce qui est en son pouvoir pour amener une paix durable. Le président Coolidge a déjà exprimé sa confiance dans l'efficacité d'un pacte de sécurité. Toute tentative faite dans cette voie doit, pour avoir des chances de succès, être basée sur la sécurité et la solvabilité économique.»
Il serait désirable que l'Amérique fit partie d'une cour mondiale, parce qu'une organisation de ce genre sera le rempart de la paix pour l'avenir.
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