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Excelsior - 19 juillet 1925

EN CHINE

L'ACTION DIPLOMATIQUE DES PUISSANCES A PEKINExcelsior 1925 07 19 art 03 évènements en Chine 3

Une mise au point des désaccords relatifs à Shanghaï.

Certaines informations, de source anglaise, tendent à accréditer la légende de dissentiments surgis entre le ministre de France en Chine et ses collègues du corps diplomatique de Pékin au sujet des incidents de Shanghai. Une mise au point est nécessaire. A la suite des événements survenus, le 31 mai dernier, dans la concession internationale de Shanghai (dont la municipalité compte neuf sujets britanniques sur onze conseillers municipaux), une commission d'enquête fut désignée. Elle se composait de deux hauts fonctionnaires chinois et de six conseillers des légations étrangères, y compris celle de Grande-Bretagne. Cette commission s'efforça vainement de négocier avec la délégation chinoise, un arrangement provisoire, en attendant l'accord définitif qui devait se négocier à Pékin entre le corps diplomatique et le gouvernement central chinois. Cette commission s'étant heurtée à uné opposition irréductible entre la délégation chinoise et la municipalité de la concession internationale de Shanghaï, elle se borna à arrêter les conclusions de son enquête et à rendre compte de sa mission au corps diplomatique de Pékin.

Le corps diplomatique, à l'unanimité (c'est-à-dire avec le plein assentiment du ministre, britannique), adopla les conclusions du rapport d'enquête attribuant une part de responsabilité, dans les incidents de Shanghai, à la police étrangère de la concession internationale. Ce fut également à l'unanimité que le corps diplomatique arrêta un certain nombre de sanctions, qu'il décida de notifier à la, municipalité internationale de Shanghai, au gouvernement chinois et à la presse, avant toute ouverture de pourparlers, à Pékin, en vue de l'accord à intervenir entre le corps diplomatique et le gouvernement central chinois.

L'entente était donc parfaite entre les représentants des puissances (y compris celui de Grande-Bretagne). au sujet de la notification faite, le 6 juillet, à la municipalité internationale de Shanghai. Cette municipalité refusa, néanmoins, de s'y soumettre et en référa télégraphiquement à Londres, d'où furent envoyées, au ministre britannique, des instructions de s'opposer à ce que la notification décidée par lui (en accord avec ses collègues du corps diplomatique) fût faite au gouvernement chinois.

Dans ces conditions, le ministre de France, qui avait accepté, avec deux autres délégués, de représenter le corps diplomatique à la négociation engagée à Pékin pour le règlement des incidents de Shanghaï, estima que son rôle était terminé, la discussion ne pouvant plus être conduite par les délégués d'un corps diplomatique au sein duquel l'unanimité. n'existait plus.

Avant tout, il s'agissait de résoudre le conflit surgi entre la municipalité de Shanghai et le corps diplomatique de Pékin. Cette question fait actuellement l'objet d'un échange de vues entre les gouvernements intéressés, qui y apportent l'esprit de confiance et de solidarité qui ne s'est point démenti depuis les débuts de la crise chinoise.

D'ores et déjà, l'accord est unanime entre les puissances sur le principe de l'autorité du corps diplomatique de Pékin à l'égard du conseil municipal de la concession internationale de Shanghai. En ce qui concerne la procédure à suivre pour le règlement des incidents survenus sur cette concession, il n'y eut à aucun moment de divergences de vues entre le ministre de France et son collègue de Grande-Bretagne, non plus d'ailleurs, qu'entre les cabinets de Londres et de Paris, qui n'ont point encore jugé utile l'échange d'observations particulières sur cette question actuellement soumise à un examen collectif.

Une manifestation échoue à Pékin

PEKIN, 18 juillet. La grande manifestation projetée pour aujourd'hui et qui avait pour but de demander que des négociations soient immédiatement entamées avec la Grande-Bretagne seulement en vue du retour à la Chine des concessions britanniques et l'abolition des traités injustes a été un insuccès complet : peu de gens y ont pris part. On remarquait principalement des extrémistes. Au rassemblement, les communistes et les non-communistes commencèrent à s'injurier et en vinrent presque aux coups. Ils se séparèrent en désordre sans avoir pris de décision.

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