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Fils du maître Henri Février, l'auteur réputé de « Monna Vanna », de « Gismonda » et de tant d'autres petits chefs- d'oeuvre, Jacques Février, après avoir fait ses études secondaires à Paris, entra en 1917 au Conservatoire, dans la classe de Dismor. Celui-ci, mort quelques temps après, fut remplacé par Mme Marguerite Long, et, en 1921, à l'âge de 21 ans,
Jacques Février, à sa sortie du Conservatoire obtint le premier prix d'excellence qui lui fut décerné à l'unanimité. Il commença alors à donner des concerts à Paris à la « Société Nationale de Musique » ; en province : à Lyon, Nancy, Vichy, et cette année à Toulon, Monte-Carlo et Nice. A l'étranger: il alla porter son joli talent à Londres, où il joua devant la Cour en compagnie du célèbre chanteur Muratore; à Bruxelles où la presse fut unanime dans ses éloges. Jacques Février, en effet, possède une délicatesse de toucher qui lui permet des sonorités à la fois veloutées et chaudes ou, au contraire, légères et d'une netteté remarquable, car, à cette qualité il joint une brillante virtuosité. Il ne joue pas pour l'effet et son style est à la fois élégant et naturel. Dans les auteurs classiques comme dans les modernes, il apporte une riche sensibilité, une émotion qu'il communique à son auditoire et, joignant à cela ses qualités purement techniques de jeu, de virtuosité, Jacques Février apparaît comme un grand artiste. Remercions-le encore de nous avoir donné le plaisir de l'entendre et disons- lui : « à bientôt ».
G. M.
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