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Sur la Mort de Jean Styka
Pourquoi pleurer sa mort et verser tant de larmes, Puisqu'il est parti radieux; Les mains pleines des biens que possédait son âme, Pour les rendre à son Dieu. Son cœur était fervent, son esprit magnifique, Son génie accessible à tous; Les œuvres qu'il créa, grandes et prophétiques, Demeurent vivantes par nous. Peu surent, comme lui, travailler sans relâche A maintenir l'art polonais. Noble il s'est endormi, accomplissant sa tâche, Et ne se reposant jamais. Aigle, il est remonté sur la hauteur des cimes Dont rêvait son humanité. Il a franchi sans peur les terrestres abîmes Pour reprendre sa liberté.
Rome, 28 avril 1925. ANDRÉE DEVILNA.
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