| Les Nouvelles de Versailles - 22 février 1925 |
Les honnêtes gens veulent être défendus contre les assassins L'assassinat par trois bandits, d'un agent de surveillance privée, dans un des quartiers les plus tranquilles et les plus bourgeoisement habités de Versailles, va-t-il, enfin, secouer l'inertie de ceux qui ont la responsabilité d'assurer la sécurité des habitants de la banlieue? La banlieue, en effet, s'est singulièrement transformée, depuis la guerre. Ce n'est pas seulement son aspect qui a changé, c'est sa population. Les éléments troubles qui ne peuvent trouver à se loger dans les quartiers excentriques de Paris refoulent nécessairement dans les environs. On rencontre bien des figures inquiétantes, on remarque bien des regards haineux, on entend bien des propos menaçants, on surprend bien des gestes ignobles, quand on voyage maintenant, à certaines heures, dans les trains de banlieue. Des localités, qui étaient aussi paisibles que les plus calmes cités provinciales Versailles était du nombre ont complètement perdu ce caractère qui faisait leur charme et leur attrait. Les cambriolages, exceptionnels autrefois, y sont fréquents à cette heure. Surpris en flagrant délit, les voleurs, appartenant à des bandes organisées, n'hésitent pas à faire usage de leur revolver. A cette armée du crime, il faut, au plus tôt opposer, en nombre suffisant, des défenseurs de l'ordre ; il faut disperser cette tourbe abjecte et sanglante. Le mal est notoire, patent et redoutable ; il importe d'appliquer sans tarder le remède énergique, efficace et décisif qui s'impose. Paul MATHIEX.
|
| Retour 22 février 1925 |






































































