| L'Oeuvre - 08 févvrier 1925 |
Le préfet de police exige la propreté du métro M. Morain, préfet de police, vient de signifier au Métro et au Nord-Sud qu’il désire beaucoup les voir désormais moins malpropres.
Nous ne nous étions pas encore aperçus de notre crasse, répondirent ces administrations. Mais, pour vous faire plaisir, nous allons nous nettoyer un peu. L'une a tout aussitôt décidé son personnel à balayer l'accès des stations; l'autre parle de créer des équipes volantes de nettoyeurs souterrains. Et l'on va voir bientôt fonctionner le balai et l'arrosoir. Les deux administrations le savent bien. Mais elles n'aiment pas qu'on en parle. Car elles préfèrent admettre que pour nettoyer leur sombre domaine auprès duquel les écuries d'Augias n'étaient que lys et roses, il suffit d'une arroseuse à l'eau de chaux passant tous les quatre jours sur les rails et du petit époussetoir des femmes de service, aux stations. Jamais elles ne se sont demandé si des aspirateurs électriques de poussières permettraient de rendre les couloirs aussi propres que sont ceux du « tub » à Londres et si des aérateurs modernes ne pourraient pas être installés où il en faut.
Construits d'une façon étriquée, ne convenant déjà plus au trafic actuel, par des ingénieurs trop timides, les réseaux, et le Métro surtout, utilisent un matériel roulant à peine suffisant sur les lignes centrales et bon à mettre à la ferraille sur les lignes excentriques. Et rien n'a été sérieusement fait jusqu'ici pour donner aux voyageurs et au personnel un air chimiquement respirable. |
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